Une sortie médiatique au ton incendiaire!
L’ancien ministre des Finances, aujourd’hui député national, Nicolas Kazadi, se retrouve dans la tourmente après une sortie médiatique au ton incendiaire. Dans une interview récemment diffusée, le haut cadre de l’État a dénoncé à visage découvert une série de dysfonctionnements graves au sein de l’appareil gouvernemental.
Il y évoque une gabégie financière organisée, une culture de la jouissance, et un mépris systématique de l’orthodoxie budgétaire.
Le procureur général saisit l’Assemblée nationale
Mais ces révélations publiques ne sont pas restées sans écho. Le procureur général près la Cour de cassation vient de saisir officiellement l’Assemblée nationale d’une demande d’autorisation de poursuites contre Nicolas Kazadi.
Les faits visés sont :
1. Révélation des secrets d’État
2. Propagation de faux bruits
Le réquisitoire est fondé sur les articles 73 et 199 bis du Code pénal, livre II.
Selon le procureur général, les propos tenus par le député ont mis à nu des informations sensibles, traitées en Conseil des ministres, donc censées rester confidentielles.
Premièrement, la création anarchique d’établissements publics
Il dénonce la multiplication d’établissements publics créés en marge des structures légales. Environ une cinquantaine seraient inactifs ou simplement budgétivores. Cela, selon lui, démontre un désordre institutionnel préoccupant.
Ensuite, le financement de projets improductifs
Toujours selon Kazadi, certains projets sont financés uniquement pour détourner les fonds publics, sans aucune utilité réelle pour la population. Cette situation, affirme-t-il, contribue à la dilapidation systématique des ressources de l’État.
Par ailleurs, le contournement des règles budgétaires
Il évoque également le paiement irrégulier des jetons de présence du PMA, effectué directement par l’Inspection Générale des Finances. Or, ce mode opératoire court-circuite le ministère des Finances, seul habilité à effectuer les paiements du Trésor public. Ce manquement, d’après lui, traduit une violation flagrante de l’orthodoxie financière.
En outre, des accusations contre l’entourage présidentiel
Plus explosif encore, il accuse certains collaborateurs du chef de l’État de comportements mafieux et d’abus de pouvoir. À l’en croire, cet entourage compromet gravement la gouvernance.
le dossier Kazadi, désormais politique et judiciaire, s’annonce comme un véritable test de vérité sur plusieurs fronts :
la gestion du pouvoir,
le respect du secret d’État,
et la liberté de parole des élus.
Par Charité-Dadie Zamba
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