jeudi, mai 14, 2026

OCC, grades irréguliers et répression syndicale : le gouvernement intervient

Depuis plusieurs semaines, un vent de contestation souffle sur l’Office Congolais de Contrôle (OCC). Les organisations syndicales dénoncent une gestion opaque des avancements en grade, marquée par des pratiques sélectives et contraires aux règles établies. Face à cette fronde, le ministère du Commerce extérieur a décidé d’intervenir pour rétablir l’ordre et apaiser les tensions.

Une montée de tensions syndicales

À l’origine de la crise, l’attribution des grades s’est faite de manière jugée arbitraire, sans tenir compte des critères objectifs fixés par la convention collective. Une situation que les syndicats ont immédiatement dénoncée, pointant du doigt une injustice criante. Mais au lieu d’un dialogue, ils affirment avoir été victimes de représailles.

« Les délégués syndicaux ayant dénoncé cette gestion des grades ont été sanctionnés, ce qui constitue une violation de leurs droits », souligne le communiqué du ministère.

Face à cette escalade, le ministre du Commerce extérieur a décidé de suspendre toutes les promotions accordées en mars et d’exiger une révision complète du processus.

Des mesures correctives immédiates

Dans un souci d’apaisement, le ministère a annoncé des décisions fortes. « La surséance, jusqu’à nouvel ordre, du programme en grade déclenché dans le dernier trimestre », précise le communiqué. En d’autres termes, toutes les promotions accordées récemment sont gelées en attendant une réévaluation.

Le Ministre du Commerce Extérieur Julien Paluku/Photo d’illustration

Autre correction majeure : les grades attribués sans respect des critères seront annulés et réintégrés dans la prochaine vague de promotion. « L’inclusion des grades nouvellement octroyés et décriés dans la paie du mois de mars », ajoute le texte officiel.

Enfin, pour garantir une application rigoureuse des règles, le ministère exige la mise en œuvre stricte de la résolution du Conseil d’administration du 12 juin et du 24 août 2018, qui encadre les avancements de carrière.

Une commission mixte pour éclaircir la situation

Afin de mener à bien ces réformes, une commission mixte a été mise en place. Elle est composée de représentants du ministère, du Conseil d’administration, de la Direction générale et de l’Intersyndicale. Son mandat ? Examiner la situation, proposer des correctifs et mesurer l’impact financier des décisions prises.

Sous la supervision du Directeur de cabinet du ministre, cette commission dispose de quatorze jours pour rendre ses conclusions. Un délai relativement court pour démêler une crise qui a déjà semé le doute et l’incompréhension au sein du personnel.

Une vue extérieure de l’OCC

Alors que l’OCC traverse une période de turbulence, cette intervention du gouvernement est perçue comme un signal fort en faveur de la justice et du respect des normes établies. Mais suffira-t-elle à restaurer la confiance ? La réponse dépendra des conclusions de la commission et de leur mise en application effective.

Charité-Dadie Zamba

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Latest Articles