Le marché de Kananga regorge actuellement de fruits en grande quantité, notamment des ananas, papayes, citrons, oranges et divers produits fruitiers sauvages. Une situation qui réjouit les consommateurs, tant pour la diversité des produits que pour les prix relativement abordables.
Cette production exceptionnelle résulte du travail et de l’engagement des populations des villages périphériques de Kananga. Selon les observations de notre reporter ce week-end, les marchés de la ville sont approvisionnés de manière régulière, permettant ainsi à la population de bénéficier d’une alimentation plus saine, particulièrement en cette période de forte chaleur.
Prix moyens des fruits sur le marché
– Papaye : 1 000 FC l’unité (grosse taille)
– Citrons et oranges : 4 pour 1 000 FC
– Ananas : entre 500 et 1 500 FC selon le calibre
Un colporteur rencontré au marché a expliqué que cette abondance est liée à la saison de maturité des plantations rurales. Toutefois, il a pointé du doigt un obstacle majeur : le manque de moyens de transport pour acheminer efficacement ces récoltes vers les centres urbains.
« _Nous avons beaucoup de fruits dans nos villages, mais les difficultés de transport nous empêchent d’en acheminer régulièrement à Kananga_ », a-t-il confié.
Un atout pour la santé
Sur le plan sanitaire, les professionnels de la santé encouragent fortement la consommation régulière de fruits. Le docteur Benjamin Benebene, médecin dans la ville, a souligné lors d’une interview exclusive accordée la semaine dernière que les fruits jouent un rôle essentiel en cette période de chaleur intense. Ils favorisent l’hydratation de l’organisme et préviennent certaines maladies liées à la déshydratation.
Il convient de noter que ces fruits sont vendus aussi bien dans les marchés formels comme ceux de Kamayi, Plateau, Ndesha et Tshiseleke que dans les marchés informels et ambulants, grâce aux nombreuses femmes commerçantes qui les distribuent dans les quartiers périphériques de la ville.
Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga
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