L’éducation congolaise poursuit son chemin, malgré les épreuves. Ce Vendredi 07 mars, à l’Athénée de la Gombe, dans le nord de Kinshasa, la ministre de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a officiellement lancé les épreuves préliminaires de l’Examen d’État 2024-2025. Une étape cruciale pour des milliers de candidats, mais marquée par l’absence forcée de certains élèves des provinces en proie à l’insécurité.

Dans son adresse aux candidats et aux autorités présentes, la ministre d’État a souligné la double signification de cet événement :
« _Ce moment est à la fois porteur d’espoir et de défi car, malgré un contexte difficile, notre système éducatif poursuit son chemin garantissant à tous l’accès à la certification_. »
Elle a toutefois insisté sur les réalités troublantes qui affectent l’éducation dans certaines régions du pays :
« _Défi, car nous ne pouvons ignorer les épreuves que traverse notre pays, l’impact des conflits sur l’éducation, la destruction d’écoles et les obstacles rencontrés par certains de nos compatriotes pour accéder à ces écoles_. »
Une pensée pour les absents du Nord-Kivu et du Sud-Kivu
Si des milliers de candidats à travers le pays ont entamé cette première étape de l’Examen d’État, ce n’est malheureusement pas le cas pour tous. Raïssa Malu a eu une pensée particulière pour ceux des provinces éducationnelles du Sud-Kivu 1 et du Nord-Kivu, dont la situation sécuritaire ne permet pas la tenue des épreuves.
« _À cet égard, une pensée profonde va aux candidats des provinces éducationnelles Sud-Kivu 1 et Nord-Kivu, temporairement empêchés pour la participation de ces épreuves_. »
Le lancement des préliminaires marque le début d’un processus qui, malgré les défis, reste une priorité pour le gouvernement congolais. L’éducation demeure un pilier de l’avenir du pays, et chaque avancée, même dans l’adversité, constitue une victoire sur les incertitudes du moment.
Rédaction
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