Le Secrétaire Général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), l’abbé Donatien Nshole, a été convoqué ce mardi par le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation pour des « éclaircissements » sur le récent communiqué de la CENCO dénonçant la stigmatisation des Swahiliphones à Kinshasa. Cette rencontre, aux allures de recadrage politique, marque un tournant dans les tensions entre l’Église catholique et le pouvoir en place.
Dans son communiqué du 22 février 2025, la CENCO avait tiré la sonnette d’alarme sur les discriminations visant des Congolais en raison de leur langue, notamment à Kinshasa, où des amalgames avec les rebelles du M23 se multiplient. Les évêques avaient mis en garde contre le danger d’une fracture sociale et dénoncé les discours haineux tenus par certains leaders religieux et politiques.
Alors que la pression monte, cette convocation de Donatien Nshole suscite des interrogations sur la liberté d’expression et le respect des voix discordantes. La CENCO, en première ligne sur plusieurs dossiers brûlants, semble une fois de plus gênante pour le pouvoir, qui doit désormais arbitrer entre fermeté politique et préservation de l’unité nationale.
Rédaction
