La République démocratique du Congo durcit le ton contre le pillage de ses ressources naturelles. La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a affirmé que Kinshasa détient des preuves établissant un lien direct entre l’exploitation illégale des minerais congolais et leur exportation vers le Rwanda. Un constat appuyé par les conclusions du groupe d’experts de l’ONU et les propres investigations du gouvernement congolais.
Face à cette situation, la cheffe de la diplomatie congolaise a plaidé pour des sanctions ciblées. « Nous appelons à un embargo pour certaines ressources naturelles du Rwanda, puisque nous savons qu’elles viennent de la RDC et que nous sommes conscients des circonstances dans lesquelles ces ressources sont exploitées », a-t-elle déclaré lors d’une rencontre avec le corps diplomatique accrédité à Kinshasa. Une démarche qui vise à limiter l’impact du commerce illicite alimentant l’insécurité dans l’Est congolais.
Cette sortie musclée de Kinshasa intervient dans un contexte de tensions persistantes avec Kigali, accusé de soutenir le groupe armé M23/AFC. Pour le gouvernement congolais, la guerre à l’Est n’est pas seulement militaire, mais aussi économique, et l’heure est venue de tarir les sources de financement des forces déstabilisatrices.
Rédaction
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