Les autorités provinciales de Kinshasa engagent une nouvelle phase de réforme financière. Le gouvernement dirigé par Daniel Bumba a conclu, le 24 avril 2026, un partenariat stratégique avec la REGIDESO visant à améliorer la mobilisation des recettes publiques grâce à la digitalisation et au partage des données des contribuables.
Cet accord repose sur la mise en commun des bases de données administratives afin d’identifier plus efficacement les assujettis à l’impôt foncier et aux revenus locatifs. L’exécutif provincial entend ainsi renforcer la traçabilité fiscale et réduire les pertes liées aux insuffisances du système actuel de perception.
Pour le gouverneur Daniel Bumba, cette initiative constitue une étape déterminante dans la transformation financière de la capitale.
« C’est une immense satisfaction de voir se concrétiser des initiatives porteuses d’espoir pour relever les défis structurels de notre ville », a-t-il déclaré, insistant sur le rôle central des outils numériques dans l’optimisation de la collecte des taxes, notamment celles liées à l’assainissement urbain.
Selon l’autorité provinciale, l’augmentation des ressources propres doit permettre de soutenir les investissements publics prévus dans le cadre du programme « Kinshasa Ezo Banga », aligné sur la vision nationale portée par le président Félix-Antoine Tshisekedi.
De son côté, le directeur général de la REGIDESO, David Tshilumba, a souligné que l’exploitation intelligente des données issues de la consommation d’eau représente désormais un levier stratégique pour moderniser la gestion publique.
Il estime que la collaboration entre la régie et l’administration provinciale contribuera à améliorer la performance des services tout en renforçant la transparence administrative.
Au-delà de l’aspect fiscal, ce partenariat traduit la volonté des autorités provinciales d’installer une gouvernance urbaine modernisée, fondée sur la digitalisation des procédures et la coordination entre institutions publiques.
Avec cette démarche, Kinshasa cherche non seulement à accroître ses recettes internes, mais aussi à disposer de moyens financiers durables pour accompagner son développement urbain et améliorer les conditions de vie des habitants.
Cecile Lowa
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