L’indignation gagne la classe politique congolaise après la diffusion d’une vidéo montrant un médecin giflant violemment une patiente lors d’une intervention médicale à Kinshasa. Le député provincial élu du Kwilu, Homar André Bogard, monte au créneau et condamne fermement un acte qu’il qualifie d’« atteinte grave à la dignité humaine ».
D’abord, la séquence filmée dans un centre médical de Kinshasa dans la commune de Kinkole a rapidement envahi les réseaux sociaux. On y voit un médecin identifié comme Dr Davi s’en prendre physiquement à une femme en plein acte médical.
Ensuite, les images ont provoqué une vague d’indignation nationale. Plusieurs internautes ont dénoncé une violence inacceptable dans un lieu censé protéger la vie.
Pour le député Homar André Bogard, cette situation dépasse un simple incident disciplinaire.
« Aucun médecin n’a le droit d’humilier une patiente. Nous parlons d’une mère, d’une citoyenne, d’un être humain. Ce que nous avons vu est révoltant et ne peut rester sans conséquences », déclare-t-il.
Homar André Bogard exige des sanctions exemplaires
Par ailleurs, l’élu du Kwilu estime que cette affaire révèle un problème plus profond dans le système de santé.
Selon lui, la protection des patients doit devenir une priorité nationale. Il appelle ainsi les autorités judiciaires et sanitaires à agir rapidement.
« Nos hôpitaux doivent être des espaces de soins et non des lieux de maltraitance. Je demande que toute la lumière soit faite et que les sanctions soient exemplaires afin de restaurer la confiance de la population », insiste-t-il.
De plus, le député plaide pour un encadrement strict du comportement du personnel médical ainsi qu’un mécanisme permanent de contrôle éthique dans les structures sanitaires.
Intervention rapide de la Première Dame
Entre-temps, la réaction des autorités nationales n’a pas tardé. Sur instruction directe de Denise Nyakeru Tshisekedi, la victime et son bébé ont été pris en charge médicalement.
Selon la communication officielle :
« Notre sœur, sauvagement tabassée puis humiliée par le Dr Davi, est désormais prise en charge, elle et son bébé, sur instruction directe de la Première dame. Arrivée cette nuit à l’hôpital Diamant, elle bénéficie enfin des soins nécessaires. Son bébé est actuellement suivi au service de néonatologie. »
Le député Homar André Bogard a salué cette intervention rapide, qu’il considère comme un signal fort en faveur de la protection des femmes congolaises.
« Cette prise en charge montre que l’État peut agir vite lorsqu’il s’agit de défendre la dignité d’une femme », affirme-t-il.
La Première Ministre annonce une enquête
Dans la foulée, la cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a condamné des faits « profondément choquants et totalement inacceptables ».
Elle a annoncé l’ouverture d’une enquête et instruit les ministres concernés de :
• renforcer les mécanismes de protection des patientes ;
• garantir la dignité et l’intégrité des mères congolaises ;
• veiller à ce que justice soit rendue conformément aux lois.
La Première Ministre a également rappelé que les droits des Congolais dans les services publics « ne sont pas négociables ».
Un combat pour la dignité des femmes
Enfin, pour Homar André Bogard, cette affaire doit servir d’électrochoc national.
« Nous devons transformer cette indignation en réforme concrète. Chaque femme congolaise doit entrer dans un hôpital avec confiance et non avec peur », conclut-il.
Ainsi, au-delà d’un fait divers devenu viral, le député provincial du Kwilu entend faire de ce dossier un combat politique pour la dignité, la protection et le respect des patientes dans les structures sanitaires du pays.
Charité-Dadie Zamba

La protection des femmes dans le cadre médical ne doit plus être une option mais une garantie absolue renforcée par la loi