Modeste Bahati Lukwebo a démissionné, mercredi 18 mars, de son poste de deuxième vice-président du Sénat. Cette décision intervient au lendemain du dépôt d’une pétition de destitution initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya.
Selon ses explications, l’ancien président du Sénat a préféré éviter une confrontation avec ses collègues. « Je n’aime pas la confrontation », a-t-il déclaré, tout en estimant qu’un bras de fer n’apporterait aucune solution.
Une démission pour apaiser les tensions

Ainsi, Modeste Bahati Lukwebo affirme avoir choisi la voie de l’apaisement. Il explique que son départ vise avant tout à restaurer la sérénité au sein de la Chambre haute.
Dans sa lettre adressée au président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, il précise que cette décision ne constitue pas un aveu d’incompétence. Au contraire, il soutient avoir rempli ses missions « correctement et en temps réel ».
Par ailleurs, il réaffirme sa loyauté envers le chef de l’État, Félix Tshisekedi, autorité de référence de l’Union sacrée de la nation.
Une pétition aux accusations multiples
Cependant, cette démission s’inscrit dans un contexte de fortes tensions politiques. En effet, la pétition déposée par Dany Kabongo Bondanya a recueilli plusieurs signatures au sein du Sénat.
Les initiateurs reprochent notamment à Modeste Bahati Lukwebo une gestion jugée inefficace, un manque de respect envers les institutions et des déclarations controversées sur une éventuelle révision constitutionnelle.
Des incompréhensions à l’origine de la crise
De son côté, le désormais ex-deuxième vice-président évoque des incompréhensions liées à ses propos. Il assure avoir plaidé pour un travail sur « la mentalité et le comportement » afin de garantir une meilleure application des lois.
Malgré ses explications, la crise s’est intensifiée. D’ailleurs, au sein même de son regroupement politique, l’AFDC-A, certaines voix avaient appelé à des conséquences politiques.
Une page politique qui se tourne
En définitive, cette démission marque un tournant pour Modeste Bahati Lukwebo. Ancien président du Sénat entre 2019 et 2024, il occupait la vice-présidence depuis les élections de 2023.
Désormais, son départ ouvre la voie à une recomposition interne au sein de la Chambre haute du Parlement en République démocratique du Congo.
Cecile Lowa
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