Dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars 2026, des frappes aériennes de drones ont touché plusieurs zones de la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette grande agglomération reste actuellement sous le contrôle du mouvement rebelle Mouvement du 23 mars.
Selon des sources humanitaires, plusieurs sites ont été visés dans différents quartiers de la ville. Ainsi, ces frappes auraient provoqué plusieurs morts signalés mercredi matin.
Cependant, l’Agence France-Presse affirme ne pas avoir pu établir un bilan précis à ce stade. De même, l’origine exacte de ces frappes aériennes demeure incertaine.
Un employé français de l’Unicef parmi les victimes présumées
Par ailleurs, un employé humanitaire de nationalité française figure parmi les victimes signalées. Selon Radio France Internationale, cet agent travaillait pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance.
D’après les premières informations, la frappe aurait touché une maison située dans un quartier résidentiel. Cette zone abrite notamment plusieurs officiels ou anciens responsables politiques.
Ainsi, ce quartier accueille également la résidence de l’épouse de l’ancien président congolais Joseph Kabila.
Toutefois, l’agence onusienne chargée de la protection de l’enfance n’a pas encore confirmé officiellement cette information.
L’est de la RDC toujours marqué par l’offensive du M23
Depuis la fin de l’année 2021, le Mouvement du 23 mars contrôle de vastes territoires dans la partie orientale de la RDC.
Selon plusieurs sources internationales, ce groupe armé bénéficie du soutien du Rwanda et de son armée. Par conséquent, la région demeure l’épicentre d’un conflit qui ravage l’est congolais depuis près de trente ans, dans une zone riche en ressources naturelles.
Des frappes de drones dans un contexte de guerre à distance
Les forces gouvernementales congolaises restent actuellement positionnées à plusieurs centaines de kilomètres de Goma.
Néanmoins, elles mènent régulièrement des frappes de drones à longue portée contre les positions du M23 dans l’est du pays.
Dans le même temps, des sources sécuritaires indiquent que le M23 utilise également des drones kamikazes sur certaines lignes de front.
Ainsi, l’usage croissant de drones illustre l’évolution technologique du conflit qui oppose les forces de Kinshasa aux rebelles dans l’est de la RDC.
Charite-Dadie Zamba
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