L’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’attaques par drones dimanche. Les forces de sécurité ont intercepté quatre engins aériens sans enregistrer de pertes humaines.
Selon des informations recueillies localement, une première tentative d’incursion aérienne a été repoussée aux environs de 15 heures. Plus tard dans la soirée, entre 17 heures et 19 heures, trois autres drones qualifiés de « kamikazes » ont été neutralisés à proximité des installations aéroportuaires.
Des fragments issus des interceptions ont endommagé certaines infrastructures, notamment des vitres. Toutefois, les dispositifs essentiels, dont la tour de contrôle, ont continué à fonctionner normalement. Les autorités n’ont signalé aucune victime.
Le gouvernement provincial a confirmé que les quatre appareils avaient été mis hors d’état de nuire. L’un d’eux s’est écrasé au moment où un aéronef de la Régie des voies aériennes annonçait son approche. Par mesure de prudence, plusieurs riverains ont temporairement quitté leurs habitations situées aux abords de l’aéroport.
Les autorités provinciales pointent la responsabilité du mouvement AFC/M23 ainsi que celle du Rwanda. Fin janvier, ce même groupe armé avait revendiqué une opération similaire contre l’aéroport de Bangboka. À l’époque, les autorités locales avaient accusé la rébellion d’avoir ciblé les installations, avant que les forces armées n’annoncent le rétablissement de la situation.
Sur le plan militaire, plusieurs sources spécialisées indiquent que l’armée congolaise déploie notamment des drones turcs TAI Anka et des appareils de combat chinois CH-4. Les attaques récentes contre l’aéroport de Kisangani auraient impliqué des drones turcs Baykar YIHA-III. Des informations concordantes évoquent également l’usage de drones estoniens Threod Systems par les rebelles.
Par ailleurs, le 24 février dernier, des frappes de drones ont visé des membres de la rébellion dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Parmi les personnes touchées figure Willy Ngoma, cadre influent du mouvement.
Ces nouvelles incursions aériennes ravivent les inquiétudes sécuritaires dans l’espace aérien du nord-est de la République démocratique du Congo, alors que les tensions persistent sur plusieurs fronts.
Rédaction
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