La République démocratique du Congo a présenté ses priorités au Conseil de sécurité de l’ONU, lors de la cérémonie d’installation des nouveaux membres, organisée sous la présidence du Kazakhstan.
D’emblée, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noella Ayeganagato Nakwipone, a salué le pays hôte.
« Avant d’énoncer nos priorités, je remercie la République du Kazakhstan pour cette cérémonie d’installation », a-t-elle déclaré.
Un mandat assumé avec responsabilité
Ensuite, la vice-ministre a insisté sur le sens du devoir qui guide la RDC.
« La République démocratique du Congo siège aujourd’hui avec une pleine conscience de la responsabilité que lui confie la communauté internationale », a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, elle a rappelé que le pays retrouve le Conseil de sécurité pour la troisième fois, 35 ans après sa dernière participation.
Une expérience forgée par les conflits
Selon Noella Ayeganagato Nakwipone, cette présence ne relève pas du hasard.
« Cette participation n’est pas circonstancielle », a-t-elle souligné.
En effet, la RDC entend mettre à profit son vécu.
« Marquée par des conflits prolongés et des efforts de reconstruction, la RDC apportera une contribution utile, lucide et responsable », a-t-elle expliqué.
Un engagement constant pour le multilatéralisme
De plus, la vice-ministre a rappelé l’ancrage multilatéral du pays.
La RDC participe activement à plusieurs cadres, notamment le Conseil des droits de l’Homme, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et la CIRGL.
Deux priorités centrales pour 2026-2027
Pour son mandat, la RDC structure son action autour de deux piliers clairs.
« La paix et la sécurité, d’une part, et la prévention ainsi que la résolution des conflits, d’autre part », a-t-elle précisé.
Opérations de paix et justice transitionnelle
Concernant les missions onusiennes, la RDC veut peser dans les débats.
« Nous contribuerons aux réflexions sur l’avenir des opérations de maintien de la paix », a-t-elle déclaré.
En outre, elle a mis en avant l’expérience congolaise comme pays hôte de l’une des plus importantes missions de l’ONU depuis plus de vingt ans.
Parallèlement, la vice-ministre a insisté sur la justice transitionnelle.
« La paix durable ne peut être dissociée de la justice », a-t-elle affirmé, soulignant son rôle dans la réconciliation et la cohésion sociale.
Ressources naturelles et prévention des conflits
Enfin, la RDC entend aborder les causes profondes des conflits.
« Nous mettrons en évidence le lien entre ressources naturelles, gouvernance et conflits », a-t-elle indiqué.
Elle a aussi insisté sur des programmes DDR durables, orientés vers la réintégration socio-économique.
Un triple engagement international
En conclusion, la vice-ministre a résumé la portée du mandat congolais.
« En siégeant pour 2026-2027, la RDC assume un engagement envers son peuple, l’Afrique et la communauté internationale », a-t-elle déclaré.
Elle a assuré que ce mandat sera exercé dans un esprit de dialogue, de responsabilité et de respect de la Charte des Nations Unies.
Charité-Dadie Zamba
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