L’ancien député national Daniel Safu s’est rendu à Goma pour rejoindre un mouvement de rébellion, qu’il qualifie lui-même de « révolution nationale ». Selon ses propos, il serait venu combler le vide politique entre l’Est et l’Ouest.
« À l’Ouest, il n’y a pas de leader redoutable comme moi. Ni Fayulu, ni Bemba, ni les autres. Je représente le grand leadership de l’Ouest, incluant le Kongo Central, Bandundu et Kinshasa. Je rejoins Nangaa pour élever la conscience nationale », a-t-il déclaré.
Si ces déclarations montrent sa confiance en soi, elles révèlent surtout un revirement spectaculaire : celui qui militait autrefois pour la démocratie aux côtés de Félix Tshisekedi contre le régime de Joseph Kabila rejoint aujourd’hui un mouvement armé, dont les actions sont en contradiction avec ses engagements passés pour la stabilité et l’État de droit.
Une « révolution nationale » ou une rébellion armée ?
Interrogé sur sa démarche, Safu a insisté : « Il ne s’agit pas d’un mouvement mais plutôt d’une révolution nationale. J’ai dénoncé la dictature de Kabila. La réponse réservée au président Félix Tshisekedi, c’est Daniel Safu qui en a. Kabila est mon grand frère… nous partageons les mêmes valeurs linguistiques avec maman Olive Lembe. Sur le plan anthropologique et sociologique, j’ai intérêt à accompagner Kabila. Dans la révolution, j’ai intérêt à accompagner Nangaa. Nous avons la mission divine de chasser la dictature. »
Ces propos montrent un glissement inquiétant : un homme qui fut un acteur de la démocratie se range désormais derrière un mouvement armé, invoquant une justification idéologique et anthropologique pour des actions qui mettent en péril la sécurité nationale.
La crise politique : un prétexte pour la rébellion
Selon Safu, le problème majeur de la RDC reste la crise politique, qu’il présente comme la source de tous les maux. Cependant, les observateurs dénoncent l’instrumentalisation de cette crise pour justifier la prise des armes et la contestation violente des institutions.
Accusations et tensions personnelles
L’ancien député a également accusé le professeur André Mbata d’avoir saisi son passeport, ce qui l’empêcherait de se déplacer librement.
Selon lui, cette mesure viserait à punir sa liberté d’expression et à le priver de ses droits et émoluments, malgré son statut de député honoraire.
Ce contexte illustre les tensions internes entre ses ambitions personnelles, ses anciens engagements politiques et sa nouvelle position au sein de la rébellion, renforçant les inquiétudes sur la stabilité de la région.
Charité-Dadie Zamba
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