Les enseignants du Kasaï-Central vivent une situation critique. Depuis deux mois, les salaires n’ont pas été versés dans cinq territoires, plongeant le corps enseignant dans l’inquiétude. Face à ce blocage, la coordination provinciale du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) a lancé un appel urgent au gouvernement central, craignant une montée des tensions et un impact direct sur la qualité des cours.
Prince Kabeya, président provincial du SYECO, alerte sur les conséquences de cette crise : baisse de motivation, fatigue morale et risque de grève. « Les enseignants ont des familles à nourrir et des enfants à scolariser. Sans solution rapide, plusieurs établissements ruraux pourraient suspendre leurs activités », a-t-il averti.
De leur côté, les responsables de la Caritas Kananga, chargés de la paie, expliquent que le retard ne leur est pas imputable. Alexandre Badibanga, responsable de la structure, précise que les fonds n’ont pas encore été transférés par le gouvernement central. Il appelle à la patience et assure que les versements interviendront dès que l’argent sera disponible.
Pour l’instant, l’incertitude domine. Les enseignants menacent de suspendre les cours si les fonds ne parviennent pas rapidement, ce qui pourrait désorganiser l’année scolaire et affecter plusieurs milliers d’élèves en milieu rural. La situation reste donc sous haute surveillance, tandis que les autorités sont pressées d’apporter une réponse rapide et efficace.
Correspondance
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