jeudi, mai 14, 2026

Aimé Boji, candidat unique de l’Union sacrée : le choix qui redéfinit la stratégie politique du camp présidentiel

L’Union sacrée de la nation (USN) vient de trancher sans détour. En lieu et place d’une nouvelle élection primaire, la coalition au pouvoir a désigné directement Aimé Boji Sangara comme candidat unique à la présidence de l’Assemblée nationale. Ce choix, annoncé mercredi 29 octobre 2025, marque un tournant décisif dans la gouvernance interne du bloc présidentiel.

Alors qu’en 2021, la majorité avait organisé des primaires pour départager Vital Kamerhe, Christophe Mboso et Bahati Lukwebo, la donne a cette fois changé. Après la démission de Vital Kamerhe, l’Union sacrée a préféré la désignation directe d’Aimé Boji, député de Walungu au Sud-Kivu, élu sur la liste de l’UNC.

Selon plusieurs sources internes, cette décision émane de la haute autorité de référence de l’Union sacrée. Tous les onze autres prétendants ont été invités à se rallier derrière le candidat choisi. Un geste présenté comme un signe de discipline politique et de cohésion interne.

André Mbata justifie la décision

Face aux interrogations, André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée, a livré les raisons de cette option. « Vous n’avez jamais vu de plus démocratique que ça. Rien ne nous obligeait à aller aux primaires. Aucun texte interne, ni le règlement intérieur, ne l’exige », a-t-il déclaré.

Poursuivant, il a ajouté : « Tous nos candidats se sont entendus pour dire que nous sommes une seule famille politique. Nous avons concédé à aller ensemble derrière un candidat unique. Pourquoi organiser encore des primaires pour une seule personne ? Voilà pourquoi le chef n’a pas recouru à ce processus. »

Pour André Mbata, la transparence du processus ne fait aucun doute. Selon lui, la désignation d’Aimé Boji respecte la Constitution et ne viole aucune loi de la République.

Le profil d’Aimé Boji mis en avant

Le secrétaire permanent de l’USN s’est également exprimé sur les critères ayant guidé ce choix. « Aimé Boji est député national, donc éligible à la fonction de président de l’Assemblée nationale. Parmi les douze candidats, certains ont joint des ouvrages scientifiques à leurs dossiers, signe du haut niveau intellectuel au sein de notre famille politique », a souligné André Mbata.

Il a conclu que Boji « remplit toutes les conditions pour diriger l’Assemblée nationale » et qu’il incarne la continuité de la vision du président Félix Tshisekedi.

Une transition en pleine session budgétaire

Pendant que la chambre basse prépare l’élection de son nouveau président, la session budgétaire de septembre avance lentement. Cette transition politique intervient à un moment où plusieurs matières liées à la vie nationale attendent encore d’être examinées.

Le poste de rapporteur adjoint, resté vacant, devrait quant à lui revenir à l’opposition parlementaire.

Charite-Dadie Zamba

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