jeudi, mai 14, 2026

Vital Kamerhe : « Je préfère la cohésion nationale au pouvoir personnel »

Le lundi 22 septembre 2025 restera une date marquante dans l’histoire politique congolaise. Devant une Assemblée nationale en tension, Vital Kamerhe a annoncé sa démission de la présidence de la Chambre basse.

Un geste fort, justifié par la nécessité de préserver la cohésion nationale, l’harmonie institutionnelle et l’unité de la République.

Dans son allocution, Vital Kamerhe a reconnu avoir été placé, malgré lui, au centre de l’actualité politique. Ciblé par une pétition signée par certains députés, il a vu son nom associé à des attaques virulentes. Mais il a aussi reçu, a-t-il souligné, un large soutien de ses collègues et de nombreux citoyens.

« Certains m’ont critiqué durement, d’autres m’ont soutenu sincèrement. À tous, je dis merci », a déclaré l’ancien président de l’Assemblée.

L’essentiel : les défis de la Nation

Au lieu de se focaliser sur sa personne, Vital Kamerhe a rappelé ce qu’il considère comme les véritables priorités : la cohésion nationale, la défense de la souveraineté, la lutte contre la pauvreté et le chômage. Il a aussi insisté sur la guerre injuste que subissent les populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

« L’essentiel, c’est de sacrifier une part de nos intérêts présents pour construire l’avenir collectif », a-t-il lancé à ses collègues.

Une pétition entachée d’irrégularités

Évoquant la procédure qui visait sa déchéance, Kamerhe a dénoncé des irrégularités dans la pétition, notamment la présence d’un signataire qui n’était pas député. Pour lui, cela suffisait à invalider l’initiative. Mais au-delà des débats techniques, il a souligné que la mesure de réduction du train de vie des institutions, décidée pour soutenir l’effort de guerre, avait injustement été utilisée contre lui.

Une loyauté réaffirmée à Félix Tshisekedi

Kamerhe a saisi l’occasion pour rappeler son rôle dans l’avènement de l’alternance pacifique en faveur du président Félix Tshisekedi. Fidèle à sa ligne, il a répété sa loyauté au Chef de l’État et son engagement constant pour la paix et le développement.

« Je ne suis animé ni de colère ni de ressentiment. Mon cœur cultive l’amour fraternel et les vertus du pardon », a-t-il insisté.

Une image biblique pour conclure

Dans un passage fort de son discours, il a convoqué l’histoire du roi Salomon, affirmant préférer « le camp de la République » à toute division de l’institution. Un parallèle biblique qui a marqué la solennité de son annonce.

Un départ assumé et un appel à l’unité

Au terme de son discours, Vital Kamerhe a annoncé sans ambiguïté sa démission. Il a exprimé sa gratitude à ses collègues, au personnel parlementaire et aux pétitionnaires eux-mêmes. Il a surtout invité les députés à soutenir celui qui lui succédera.

« Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise », a-t-il affirmé, avant de s’adresser à la jeunesse parlementaire : « Vous êtes à la fois le présent et l’avenir de notre nation. Soyez conscients de cette responsabilité. »

Avec ce geste, Vital Kamerhe choisit encore une fois la voie du sacrifice politique au nom de la cohésion nationale. Une décision qui, au-delà des débats partisans, rappelle que dans la vie démocratique congolaise, la stabilité collective peut primer sur les ambitions personnelles.

Charité-Dadie Zamba

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