La Haute Cour militaire a décidé vendredi de rouvrir les débats dans le procès de l’ancien président Joseph Kabila. Ainsi, l’affaire est renvoyée au 19 septembre, alors que le verdict était initialement attendu ce 12 septembre à Kinshasa.
En effet, les parties civiles ont déposé une requête de dernière minute, acceptée par la Cour. Dès lors, la République démocratique du Congo, ainsi que les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ont obtenu la reprise des discussions pour introduire de nouveaux éléments.
Par conséquent, la partie civile a sollicité l’audition de trois témoins supplémentaires. Ces derniers devraient permettre de préciser les identités de certaines personnalités et de retracer les comptes bancaires présumés utilisés pour financer les rebelles de l’AFC-M23.
En outre, les avocats des parties civiles demandent que l’infraction de « trahison » soit requalifiée en « espionnage ». Selon eux, Joseph Kabila aurait utilisé une fausse identité durant dix-huit ans. De plus, ils réclament une réévaluation des dommages et intérêts attribués aux victimes.
Dès lors, ce report au 19 septembre confirme un rebondissement majeur dans ce procès historique. Il maintient la pression sur la Haute Cour militaire, qui devra examiner ces nouvelles demandes avant de rendre un verdict attendu avec intensité en RDC comme à l’international.
Cecile Lowa
