Kinshasa, 11 septembre 2025. Le retour du président Félix Tshisekedi a failli virer au drame. Dans la nuit de mardi à mercredi, une panne électrique a paralysé la piste de l’aéroport international de Ndjili, retardant l’atterrissage de l’avion présidentiel d’environ quarante minutes.
Entre 2h et 3h du matin, la coupure d’électricité a plongé toute la plateforme aéroportuaire dans l’obscurité. Le groupe électrogène, censé assurer le relais, n’a pas démarré. Conséquence immédiate, l’avion présidentiel a dû attendre près d’une heure avant de se poser à Kinshasa, après une mission officielle au Kazakhstan.
À la suite de l’incident, la Garde républicaine a interpellé une trentaine de membres du personnel technique de l’aéroport, y compris le directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA). Plusieurs agents auraient été conduits à Kinkole pour audition. Selon une source interne ayant requis l’anonymat, ils sont soupçonnés d’avoir compromis la sécurité du chef de l’État.
Diversions et embarras pour la RVA
Le communiqué officiel de la RVA confirme que l’incident a eu lieu entre 00h24 et 05h20 TU. Plusieurs avions ont été déroutés vers l’aéroport de Brazzaville/Maya-Maya.
La direction pointe des négligences internes : absence de respect des consignes pour l’achat d’équipements adaptés et incompétence du technicien de permanence.
Dans la foulée, le directeur général de la RVA a suspendu le commandant de l’aéroport international de Ndjili, M. Lundula Lutshaka. Il lui reproche d’avoir laissé un agent inapte gérer la panne et d’avoir ignoré ses instructions concernant l’achat d’un inverseur de charges. L’enquête se poursuit pour déterminer s’il s’agit d’un simple dysfonctionnement ou d’un sabotage délibéré.
Rédaction
Dans la même catégorie:
Incendie maîtrisé sur le tarmac de l’aéroport de N’Djili : un tracteur de piste prend feu
