jeudi, mai 14, 2026

RDC : Félix Tshisekedi s’entretient avec le Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés

Le Président Félix Antoine Tshisekedi a reçu, mardi 26, Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. La rencontre s’est tenue à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.

D’une part, les discussions ont porté sur la mise en œuvre des engagements signés à Washington et à Doha. D’autre part, elles ont permis de préparer la Conférence internationale sur la paix, prévue à Paris en octobre.

Ainsi, Filippo Grandi a rappelé : « Il y a deux ans, le Président Tshisekedi nous avait demandé de revitaliser le dialogue tripartite avec le Rwanda. Nous l’avions fait. Aujourd’hui, avec l’Accord de Washington et la Déclaration de Doha, une ouverture politique s’est produite. »

Par conséquent, il estime que cette ouverture offre la possibilité d’avancer plus efficacement sur un dossier à la fois humanitaire et politique.

Le HCR affiche des résultats tangibles

En outre, Filippo Grandi a souligné que le HCR joue un rôle de facilitateur dans le processus. À titre d’exemple, il a évoqué le rapatriement récent d’environ 600 réfugiés rwandais depuis la RDC, grâce à l’accord tripartite.

De plus, il a présenté un état des lieux précis. Selon lui, la RDC héberge 515 381 réfugiés dont 201 568 Rwandais. En parallèle, 1 224 592 Congolais vivent réfugiés dans les pays voisins, dont 78 787 au Rwanda. Enfin, la RDC compte 5,92 millions de déplacés internes, au 31 mars 2025.

Les conflits à l’Est demeurent une menace

Cependant, le Haut Commissaire a alerté sur l’activisme persistant de 260 groupes armés à l’Est du pays. En effet, ces milices locales et étrangères commettent de graves violations des droits humains. De plus, elles se battent pour le contrôle des ressources minières, aggravant la crise sécuritaire.

Dans ce contexte, Filippo Grandi a adressé un message direct aux partenaires internationaux. Selon lui, « il faut que les initiatives politiques se traduisent par des bénéfices concrets pour les réfugiés et déplacés ».

En conséquence, il a insisté sur le caractère volontaire du retour. « On ne peut pas imposer des mouvements de population. Il faut s’assurer que les gens, informés et libres, désirent rentrer chez eux », a-t-il averti.

Enfin, la visite du Haut Commissaire visait à attirer l’attention sur les crises humanitaires persistantes dans la région des Grands Lacs. Par ailleurs, elle cherchait à promouvoir des solutions durables, notamment le retour volontaire, la réintégration et l’inclusion des réfugiés et déplacés internes.

Rédaction

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