jeudi, mai 14, 2026

Reprise du procès Kabila : entre accusations de trahison et vives contestations politiques

Le procès de Joseph Kabila continue d’alimenter une vive controverse en République démocratique du Congo. Alors que la Haute Cour militaire poursuit les audiences, les proches de l’ancien président dénoncent une « persécution politique » destinée à écarter un rival de poids.

En toile de fond, le Parquet général militaire prépare son réquisitoire et les parties civiles s’apprêtent à plaider ce jeudi 21 août 2025. Joseph Kabila, absent depuis l’ouverture du procès, est accusé de trahison, de complot, d’apologie du terrorisme et de participation à un mouvement insurrectionnel.

Lors de la dernière audience, le ministère public a produit comme élément clé une interview attribuée à Kabila sur RFI, utilisée pour établir ses liens présumés avec le mouvement rebelle AFC/M23 soutenu par le Rwanda. La partie civile a, de son côté, introduit des documents remettant en cause son identité et sa nationalité, en évoquant la signature « Hyppolite Kanambe » figurant sur certains accords.

Cependant, ses partisans rejettent ces accusations. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) dénonce une « mise en scène ». Son secrétaire permanent, Ramazani Shadary, affirme que cette procédure vise à neutraliser un opposant influent plutôt qu’à rechercher la cohésion nationale.

Entre accusations judiciaires et contestations politiques, le procès de l’ancien chef de l’État s’impose comme un test majeur pour la justice congolaise et pour la stabilité du paysage politique national.

Cecile Lowa

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