La Cour de cassation a dit non à La Défense mercredi 06 août. Elle a rejeté la comparution de la Première ministre Judith Suminwa.
« Pour des raisons d’État, elle ne comparaîtra pas », ont déclaré les juges, balayant la demande de l’équipe de Constant Mutamba.
Durant l’audience, les débats se sont intensifiés. La défense a insisté sur la nécessité d’entendre la cheffe du gouvernement. « Nous voulons la vérité. Elle doit éclairer le dossier », a lancé l’un des avocats. Mais la Cour est restée ferme.
« La Première ministre représente l’État. Nous avons estimé qu’il n’était pas opportun qu’elle comparaisse », a tranché un magistrat à l’audience.
Selon les juges, les témoignages recueillis suffisent à poursuivre le procès. « Nous avons été suffisamment éclairés. Il est temps d’avancer », ont-ils affirmé.
Dans cette logique, la Cour a fixé la prochaine audience au mercredi 13 août. « Ce sera une audience décisive. Elle portera sur les contradictoires, les plaidoiries, et peut-être le réquisitoire », a indiqué un membre du ministère public.
Pendant ce temps, la défense continue de rejeter les accusations. « Mon client n’a jamais touché à cet argent », martèle l’un de ses avocats. Il ajoute : « Ce procès est politique. Nous allons le démontrer. »
En face, le ministère public reste catégorique. « Les preuves sont là. Le détournement est clair », a lancé le procureur. Il promet un réquisitoire rigoureux. Selon lui, les responsabilités sont établies.
Dans la salle, l’assistance écoute avec attention. Le dossier Mutamba divise, mais passionne. Les Congolais attendent la suite, entre impatience et méfiance. Et la Cour promet de juger, sans céder à la pression.
Cecile Lowa
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