La République démocratique du Congo fait face à une progression inquiétante de l’épidémie de choléra qui touche plusieurs quartiers de Kinshasa. Le gouvernement a reconnu la gravité de la situation lors du Conseil des ministres tenu cette semaine, sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Selon la communication officielle relayée par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, quatre nouvelles zones de santé ont enregistré des cas de choléra durant la semaine du 23 au 29 juin 2025. Les autorités évoquent un risque élevé d’extension de l’épidémie dans d’autres districts de la capitale.
« Cette épidémie n’est pas seulement une urgence sanitaire. C’est le signe d’une accumulation de vulnérabilités, exacerbées par les inondations récentes qui ont contaminé les sources d’eau potable et détruit les systèmes d’assainissement », a déclaré le ministre devant le gouvernement.
Les chiffres précis du nombre total de cas n’ont pas été détaillés dans le communiqué officiel. Cependant, le gouvernement indique que la capacité des hôpitaux et des services funéraires est déjà sous forte pression.
Face à cette situation, le président de la République a ordonné la mise en œuvre immédiate d’un plan d’urgence. Sous la coordination du Premier ministre, plusieurs ministères sont mobilisés, notamment la Santé, l’Intérieur, l’Environnement et les Affaires sociales.
Les mesures prioritaires comprennent :
• Le déploiement rapide d’équipes médicales et de centres mobiles de traitement dans les zones touchées ;
• La désinfection systématique des points d’eau, des marchés et des écoles ;
• La distribution d’eau potable et de kits d’hygiène aux populations vulnérables ;
• Le renforcement du dépistage communautaire et de la surveillance épidémiologique.
Les autorités appellent la population à respecter scrupuleusement les consignes sanitaires et à éviter toute consommation d’eau non traitée.
Un rapport spécial sur l’évolution des contaminations et l’efficacité des interventions est attendu prochainement du ministre de la Santé et de l’Hygiène.
Le gouvernement a également sollicité l’appui de partenaires internationaux comme l’UNICEF et Médecins sans Frontières pour renforcer la réponse humanitaire.
Charité-Dadie Zamba
Lire aussi:
Choléra à Moanda : 4 morts, 1 patient évadé et la peur d’une propagation transfrontalière
