Le 30 juin 2025, la République démocratique du Congo a célébré 65 ans d’indépendance.
Dans un discours solennel, le président Félix Tshisekedi a rendu hommage aux figures fondatrices du pays, dont Patrice Lumumba et Joseph Kassavubu.
Selon lui, cette date emblématique ne se limite pas à un souvenir historique.
Elle constitue un appel à l’unité et à la construction d’un avenir commun.
Un accord « historique » signé à Washington
Plusieurs jours avant les festivités, un événement diplomatique majeur s’est tenu à Washington.
Sous l’égide des États-Unis, la RDC et le Rwanda ont signé un accord de paix destiné à mettre fin à près de 30 ans de conflit dans l’Est congolais.
Le chef de l’État a qualifié cet accord de « tournant décisif ».
Il s’appuie notamment sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Le rôle central de Washington et de Doha
Tshisekedi a exprimé une gratitude appuyée envers les États-Unis et leur président, Donald Trump, saluant son « implication personnelle » dans la médiation.
Il a également remercié le Qatar et l’émir Tamim Ben Hamad Al Thani, pour leur rôle discret dans le rapprochement entre Kinshasa et Kigali.
Ces soutiens internationaux ont permis de relancer un dialogue longtemps interrompu entre les deux pays voisins.
Un espoir fragile pour les populations meurtries
Le président a insisté sur la portée concrète de l’accord.
Il a évoqué « une promesse de paix » pour les habitants de Goma, Bukavu, Rutshuru, Massisi, Ituri et d’autres localités victimes des violences armées.
Tout en affichant un optimisme prudent, il a rappelé que la paix restait fragile.
Sa consolidation dépendra d’un engagement collectif et soutenu.
La démobilisation comme prochaine étape
Le chef de l’État a détaillé les prochaines étapes prévues dans le cadre du processus.
Elles incluent la démobilisation et la réinsertion conditionnelle des ex-combattants à travers le programme PDDRCS.
En parallèle, il a affirmé sa détermination à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
Selon lui, la reconstruction des régions sinistrées constitue un impératif.
Le retour de la RDC au Conseil de sécurité
Cette dynamique diplomatique s’inscrit dans une démarche plus large de reconquête de la souveraineté congolaise.
Félix Tshisekedi a souligné que la RDC venait d’être élue membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour 2026-2027, après 34 ans d’absence.
Pour le président, ce mandat représente une responsabilité morale en faveur de la paix et du multilatéralisme.
Un hommage appuyé aux forces de sécurité et aux populations de l’Est
Dans un passage fort de son allocution, il a salué le « courage exemplaire » des forces armées, de la police et des résistants Wasalendo.
Ces derniers continuent de défendre la souveraineté nationale au péril de leur vie.
Tshisekedi s’est adressé directement aux habitants de l’Est, soulignant que leur résilience est « une source d’inspiration » pour toute la nation.
Un appel à l’unité et au dépassement des clivages
Enfin, le président a insisté sur la nécessité de transcender les divisions politiques et sociales.
Il a cité sa récente rencontre avec Martin Fayoulou, figure de l’opposition, comme un symbole d’apaisement et de maturité démocratique.
Selon lui, l’unité nationale n’est pas une option, mais « une condition de survie ».
Il a exhorté la population à faire de la diversité congolaise une force et non une fracture.
Charité-Dadie Zamba
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