Ce jeudi 17 avril, une nouvelle perquisition est annoncée au Parc de Kingakati, propriété emblématique de la famille Kabila. En effet, l’information a été communiquée au gérant du site par les services de sécurité congolais, selon Adam Shemisi, conseiller en communication de Marie Olive Lembe Kabila, épouse de l’ancien président.
Par ailleurs, cette opération intervient au lendemain d’une fouille menée le mercredi 16 avril dans une autre propriété familiale, située sur la 18e Rue à Limete, quartier industriel de Kinshasa. Une équipe conjointe de l’ex-DEMIAP et de l’ANR y a inspecté entrepôts, conteneurs, locaux et véhicules, pour la plupart occupés par des locataires. En effet, les agents affirmaient rechercher du matériel militaire supposément volé ou dissimulé. Toutefois, aucune preuve compromettante n’aurait été découverte, selon le même porte-parole.
De plus, la fouille de Limete s’est déroulée par la présence d’un avocat mandaté pour représenter la famille Kabila. Toujours selon Adam Shemisi, aucun élément suspect n’a été découvert lors de la fouille de Limete ; en effet, les véhicules portaient tous des plaques civiles.
Dans la même logique, à Kingakati, le gérant a été invité à préparer les documents de propriété et des véhicules en vue d’une opération similaire. Face à ces perquisitions successives, la famille Kabila dénonce un « acharnement » et rappelle le statut protégé de Joseph Kabila comme sénateur à vie, exigeant ainsi le respect strict des procédures légales.
Une méthode à clarifier pour une justice à crédibiliser
Jusqu’ici, les perquisitions menées n’ont abouti à aucune révélation tangible. Certes, l’intention de l’État peut se justifier par la nécessité de préserver le patrimoine public, mais elle exige une transparence irréprochable, surtout quand elle cible des figures d’envergure nationale.
Dès lors, dans un pays qui affirme renforcer l’État de droit, toute opération judiciaire doit être irréprochable dans sa forme. Autrement, même les actions fondées risquent d’être perçues comme arbitraires ou instrumentalisées.
Rédaction
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