jeudi, mai 14, 2026

RDC : la ministre des Droits humains dénonce un “déni de l’humanité”

Les violences qui frappent la République démocratique du Congo depuis des décennies ne peuvent plus être ignorées. C’est le message qu’a porté la ministre des Droits humains, Chantal Chambu Mwavita, ce lundi 31 mars lors de la première journée de la table ronde sur l’appropriation du Genocost en RDC. Face aux représentants des institutions nationales et internationales, aux diplomates et aux acteurs de la société civile, elle a dressé un tableau accablant des atrocités subies par la population congolaise.

« Les propos que je partage avec vous ce jour sont d’une gravité particulière », a-t-elle déclaré.

« Ils ne relâchent pas les droits de l’homme pour exalter les efforts immenses que nous avons réalisés jusqu’ici en tant que nation. Ils ne se dessinent même pas pour encenser l’œuvre grandiose de Son Excellence, Monsieur le Président de la République. »

Pour la ministre, il ne s’agit pas de discours politique ni d’autosatisfaction, mais d’un cri d’alarme face à l’horreur qui se perpétue. Elle a rappelé que la RDC n’avait pas fini de pleurer ses martyrs de l’indépendance en 1960 qu’elle devait déjà enterrer ses héros.

« Elle peinait à se sortir de l’île de la dictature quand survint la plus grande tragédie du monde moderne, où elle a assisté pour la première fois à la mobilisation d’enfants et de non-enfants, envoyés sur les théâtres des conflits. »

Une litanie d’atrocités

Elle a ensuite dénoncé les atrocités subies par la population : « Des femmes enterrées vivantes, des enfants pillés vivants dans des mortiers, des épouses violées devant leurs filles et leurs enfants, des communautés ciblées et contraintes à abandonner leurs terres. »

Ce discours s’inscrit dans un combat plus large pour la reconnaissance du Genocost, un concept qui désigne les massacres de masse et les exactions subies par les Congolais au fil de l’histoire. Cette table ronde vise à définir des stratégies pour que ces crimes ne tombent pas dans l’oubli et soient reconnus par la communauté internationale.

Les prochaines discussions devront apporter des réponses concrètes. Mais pour la ministre, l’heure n’est plus à l’indifférence : la RDC doit s’approprier son histoire et exiger justice.

Charité-Dadie Zamba

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