Le gouvernement américain a finalement pris ses responsabilités en sanctionnant deux figures majeures du terrorisme dans l’Est de la République démocratique du Congo : James Kabarebe, ministre d’État rwandais en charge de la coopération régionale, et Lawrence Kanyuka, porte-parole du groupe rebelle M23. Ces sanctions économiques, annoncées ce 20 février 2025 par le département du Trésor américain, marquent une reconnaissance officielle du rôle central du Rwanda dans l’instabilité chronique qui ensanglante la RDC.
Une mise à nu du double jeu rwandais
Depuis des décennies, Kigali mène une politique d’agression voilée contre la RDC, avançant sous couvert de préoccupations sécuritaires et économiques. James Kabarebe, ancien chef d’état-major rwandais et pilier du régime de Paul Kagame, n’est pas un inconnu dans le dossier congolais.
Architecte des invasions de 1996 et 1998, il a toujours été au cœur des stratégies d’expansion rwandaises à l’Est du Congo. Son implication dans le soutien logistique et opérationnel du M23 était un secret de polichinelle, désormais officiellement mis à jour par Washington.
Le Rwanda acculé ? Une opportunité pour la RDC
Avec cette décision américaine, le régime de Paul Kagame perd peu à peu son masque diplomatique. Longtemps protégé par des intérêts économiques et stratégiques internationaux, Kigali doit désormais répondre des actes de ses officiels.
Rédaction
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