L’Église du Christ au Congo (ECC) et la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) prennent un chemin courageux. Après avoir rencontré l’Alliance Fleuve Congo (AFC-AM23), représentée par Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, les voilà à Kigali, ce jeudi 13 février, pour s’entretenir avec Paul Kagame.
Officiellement, il s’agit d’une démarche pour un dialogue inclusif, mais dans l’opinion, les interrogations fusent. Quelle légitimité pour une telle médiation ? Pourquoi passer par Kigali alors que la situation reste explosive ?
CENCO et ECC s’engagent ainsi sur un fil aussi fin que tranchant : soit elles imposent une nouvelle dynamique vers la paix, soit elles déclenchent une onde de choc politique aux conséquences incalculables.
Ce déplacement en territoire rwandais ajoute une tension supplémentaire. Pour certains, c’est une avancée diplomatique, pour d’autres, une ligne rouge franchie. Car Kigali, au cœur des crispations, n’incarne pas un terrain neutre.
L’heure n’est plus aux discours, mais aux résultats. Si cette mission accouche d’un véritable cadre de négociations, l’histoire retiendra leur courage. Mais si elle tourne au fiasco, elle risque d’être perçue comme un chèque en blanc offert à un acteur dont le rôle reste controversé. L’enjeu est colossal.
Charité-Dadie Zamba
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