Malgré les interdictions formelles des autorités, les jeux de hasard illicites, communément appelés Mundele, continuent de prospérer à Kananga, capitale du Kasaï-Central. Sous le regard impuissant des responsables locaux, ces activités clandestines ne cessent de gagner du terrain, au détriment des populations les plus vulnérables.
Depuis plusieurs mois, un groupe de jeunes, souvent épaulé par des complices, organise ces jeux interdits en plein cœur de la ville. Leurs repaires sont bien connus : en face du lycée Kele Kele, à proximité de l’Université Pédagogique de Kananga, sur une artère très fréquentée. Ce choix stratégique attire non seulement des jeunes et des adultes, mais aussi des femmes et des filles, tous séduits par la promesse d’un gain rapide et facile.

Un constat de notre reporter révèle que les premières victimes de ces jeux frauduleux sont les enfants, les élèves et les commerçants venus des villages voisins. Espérant accroître leurs revenus, ces derniers se laissent happer dans un engrenage où les pertes s’accumulent. Piégés par l’illusion du profit, ils se retrouvent rapidement ruinés, dupés par des organisateurs qui exploitent leur naïveté.
Face à cette situation persistante, malgré les interventions sporadiques des forces de l’ordre, les victimes appellent à une action ferme et durable des autorités. Elles réclament des mesures concrètes pour éradiquer ce phénomène et protéger les plus vulnérables de ses conséquences dévastatrices.
Il est important de souligner que, bien que des descentes policières soient régulièrement menées, les organisateurs de ces jeux illicites sont souvent remis en liberté après une brève détention. Ce laxisme judiciaire favorise un sentiment d’impunité, permettant aux fraudeurs de reprendre immédiatement leurs activités, renforçant ainsi la prolifération du phénomène.
Les autorités doivent, plus que jamais, conjuguer sensibilisation et répression pour éradiquer ce fléau qui gangrène la ville et met en péril l’avenir de nombreux citoyens.
Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga.
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