jeudi, mai 14, 2026

Kinshasa suspend le savoir : silence académique en soutien aux FARDC

C’est pas un jour ordinaire sur les collines de l’Université de Kinshasa (Unikin) ni dans les amphithéâtres vibrants de l’UPN, de l’UPC ou encore de l’Académie des beaux-arts. Ce jeudi 30 janvier, l’effervescence estudiantine a laissé place à un calme aussi pesant que symbolique. La journée « Sans enseignement », décrétée par la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, a été scrupuleusement respectée dans les établissements de la capitale.

Dans les artères habituellement bondées du campus de Lemba, pas de cohue matinale, pas de grappes d’étudiants en quête d’une place dans les auditoires. Seules les feuilles sèches, poussées par le vent, semblent occuper l’espace laissé vacant par les esprits studieux. Les bureaux administratifs sont restés clos, les tableaux noirs vierges, les amphithéâtres muets.

Cette suspension des activités académiques n’avait qu’un seul objectif : manifester un soutien indéfectible aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), engagées sur le front pour la défense de l’intégrité territoriale.

Une solidarité exprimée par le silence

L’onde de cette mobilisation patriotique a parcouru la ville entière. À l’Isipa, au Cepromad, à l’URK ou encore à l’Isam, le constat était identique. Les campus, d’ordinaire vibrants de débats et d’échanges, étaient plongés dans une quiétude inhabituelle. Une absence bruyante, une pause volontaire pour dire « nous sommes avec vous » à ceux qui, loin des bancs de l’université, tiennent les lignes de défense de la nation.

Pas de discours officiels ni de rassemblements bruyants, mais une unanimité sans équivoque. Ce jeudi, les étudiants et les enseignants de Kinshasa ont troqué les cours magistraux contre un silence chargé de sens.

Un signal fort face aux enjeux sécuritaires

Dans un contexte où la situation sécuritaire du pays reste préoccupante, cette mobilisation du monde académique s’inscrit dans une dynamique de cohésion nationale. D’aucuns y verront une démonstration de l’engagement de la jeunesse intellectuelle à soutenir les forces du pays.

Si le savoir est une arme redoutable, ce jeudi, Kinshasa a montré qu’il pouvait aussi être mis en veille pour honorer ceux qui défendent la patrie, fusil en main.

Rédaction

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