Lors de son intervention à la réunion spéciale du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse K. Wagner, a lancé un avertissement sans détour. « Si ce conseil échoue, la rue va s’en charger, et comme vous le savez très bien, la rue n’a pas d’ordre ni de tempérament. » Cette déclaration forte souligne l’urgence d’une action concrète face à une situation qui menace la stabilité et la cohésion du pays.
« L’indifférence n’est plus une option » dit elle d’un ton ferme en appelant à l’action internationale.
Dans un plaidoyer empreint de gravité, la cheffe de la diplomatie congolaise a exhorté les membres du Conseil à sortir de l’inertie. « L’indifférence n’est plus une option… Le moment est venu pour ce conseil de démontrer son courage et son engagement* », a-t-elle martelé. Pour la ministre, le temps des discours est révolu et les populations de l’Est, victimes des violences, attendent des mesures immédiates et tangibles pour rétablir la paix.
Un cri d’alarme face à l’inaction
Ce discours, à la fois ferme et engagé, reflète l’impatience croissante des autorités congolaises et de leur peuple face à une communauté internationale perçue comme insuffisamment mobilisée. Thérèse K. Wagner a clairement posé la responsabilité du Conseil de sécurité : agir pour éviter une escalade incontrôlable, alimentée par la frustration populaire et l’absence de solutions durables.
Charité-Dadie Zamba
