Ce qui nous manque, c’est l’amour de la patrie !
Ce que nous devons apprendre à nos enfants, c’est l’amour de la patrie !
Ce que nous aimons, c’est nos partis politiques.
Ce que nous chérissons, c’est nos leaders politiques.
Et nous souffrons du syndrome de Stockholm !
Ce que nous vivons en RDC, c’est du jamais vu et c’est inexplicable humainement parlant.
La réalité, c’est que “NOUS SOMMES LES AUTEURS DE NOTRE PROPRE MALHEUR”.
Le Rwanda ne vient pas seul nous agresser. Ce sont NOUS, CONGOLAIS FRUSTRÉS, qui courons régulièrement chez le Rwanda, l’Ouganda, le Kenya ou l’Angola pour leur demander de NOUS SOUTENIR afin de faire la guerre chez nous… Cela n’arrive nulle part ailleurs dans le monde, sauf en RDC.
L’exemple de 1996 démontre que les Zaïrois, frustrés par Mobutu, avaient accueilli avec enthousiasme la venue du Rwanda sur notre sol pour nous aider à chasser le Maréchal. Nous étions unanimes à scander « Mze Kabila aya, aya kaka », sans nous poser la moindre question sur ce que le pays devrait céder en échange de cet appui.
L’histoire politique a une beauté particulière : elle se répète, même sous une autre forme. Aujourd’hui, Nangaa rebondit de la même manière.
Même si la RDC avait 500 000 milliards de dollars de budget, tant que le peuple congolais aimera l’argent, l’autorité morale et la couleur politique plus que la patrie, le même cycle recommencera, quitte à solliciter l’Angola, la Centrafrique, la Tanzanie, la Zambie ou le Congo-Brazzaville pour attaquer son propre pays.
J’ai observé l’attitude de Kagame au sommet de Tanzanie… Cela sautait aux yeux : il en a marre d’être mêlé aux problèmes des Congolais frustrés qui accourent constamment chez lui pour quémander son soutien.
Pour preuve :
• Sous Mze Kabila, il a soutenu ce dernier, mais il a risqué gros et s’est fait rouler.
• Sous Nangaa, à peine arrivé à Goma, celui-ci a précipitamment nommé Magloire Paluku comme gouverneur, sans attendre l’aval de Kagame. Ce dernier, en représailles, a imposé des immigrants rwandais comme gouverneur, vice-gouverneur et bourgmestres du Nord-Kivu.
Kagame voulait aussi agir de la même façon à Bukavu (c’est mon point de vue). Cette précipitation dans la nomination d’un gouverneur a dû l’alerter, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il risque encore une fois de se faire rouler dans ce deal. Voilà pourquoi je pense que Nangaa doit oublier l’idée que Kagame l’accompagnera jusqu’à Kinshasa.
La soif du pouvoir, un poison historique
La quête des positionnements politiques en RDC a commencé 65 jours après l’indépendance, soit le 25 septembre 1960.
Depuis, la cupidité, l’attachement aveugle à l’autorité morale (“Djalelo”) et le fanatisme partisan ont plongé notre pays dans un cycle interminable de corruption, de détournements et de pillages.
Résultat ? 65 ans après l’indépendance, rien d’extraordinaire n’a été construit, si ce n’est quelques réalisations marquantes mais inachevées de Mobutu, telles que :
• Le barrage hydroélectrique d’Inga,
• Le pont Maréchal,
• La route Kinshasa-Kikwit,
• L’aéroport de Bangoka,
• L’INBTP et l’ISTA,
• Le stade des Martyrs,
• Le Palais du Peuple.
Avec Kabila, la situation a empiré : toutes les entreprises et banques publiques ont fait faillite.
Réveillons-nous !
Voyons les choses avec une vision dynamique pour un Congo nouveau ! Choisissons la patrie avant la couleur politique.
Vive la patrie avant le parti politique !
Sé : Serge MANYA
Le Dissident
