L’heure est à l’indignation et à l’alarme. Face à l’ampleur des crises sanitaires qui frappent l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a dénoncé une situation intolérable, pointant du doigt le Rwanda. Selon lui, l’agression rwandaise ne se limite pas aux combats sur le terrain, mais s’étend à une stratégie plus insidieuse : l’utilisation des épidémies comme une véritable arme de guerre.

Des chiffres accablants, des populations abandonnées à leur sort
« Nous faisons face à une urgence humanitaire qui ne peut plus attendre », a déclaré Roger Kamba avec gravité.
Plus de 3 000 morts, des milliers de blessés, des femmes violées, des enfants tués… Les chiffres témoignent d’un drame humain d’une ampleur inouïe. Mais au-delà de la guerre, un autre fléau ravage les populations; la destruction systématique des infrastructures sanitaires.
« Des camps détruits, des centres de traitement du MPOX anéantis, des hôpitaux réduits en ruines, des ambulances brûlées, des ambulanciers tués. Une flambée d’épidémies telles que le MPOX, Ebola et le choléra, des vies brisées, des infrastructures dévastées. » s’est indigné le ministre.
Sans accès aux soins, des milliers de Congolais meurent dans l’indifférence, tandis que le pays peine à contenir ces flambées meurtrières.
Une violation flagrante du droit international
Pour Roger Kamba, il ne fait aucun doute que cette crise sanitaire est orchestrée. « Il est manifeste que le Rwanda instrumentalise ces épidémies comme une arme de guerre », a-t-il affirmé, dénonçant une stratégie visant à affaiblir durablement la RDC.
Il a rappelé que ces actes violent gravement les Règlements Sanitaires Internationaux (RSI), le Statut de Rome et les principes fondamentaux du droit humanitaire. « Détruire des structures de santé, empêcher les populations d’accéder aux soins, laisser proliférer des maladies mortelles dans un contexte de guerre… Ce sont des crimes, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité », a martelé le ministre.
Un appel à la communauté internationale
Face à cette situation catastrophique, Roger Kamba en appelle à la communauté internationale. « Nous ne pouvons pas nous taire. Le monde doit agir, et vite. Chaque jour qui passe, des vies sont perdues. »
Alors que le conflit perdure, le ministre exhorte les organisations humanitaires et les institutions internationales à renforcer leur assistance aux populations sinistrées et à exiger des comptes aux responsables de cette tragédie. « Nous n’avons pas seulement besoin d’aide, nous avons besoin de justice », a-t-il conclu.
En attendant, sur le terrain, la population paie un lourd tribut, entre la violence des armes et le fléau des maladies.
Rédaction
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