Le déplacement des installations techniques constitue l’un des principaux obstacles à l’avancement des travaux routiers à Kinshasa. Le ministre provincial des Infrastructures, Alain Tshilungu, l’a reconnu mercredi lors d’une plénière à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, au cours de la question orale avec débat lui adressée par le député provincial Jared Phanzu.
Face aux élus provinciaux, le membre du gouvernement a expliqué que la nature urbaine de la capitale complique considérablement l’exécution des chantiers routiers engagés par l’exécutif provincial. Selon lui, Kinshasa ne présente pas les mêmes réalités qu’un environnement rural, en raison de la densité des infrastructures déjà installées.
« Nous ne sommes pas dans un milieu rural. Les travaux réalisés à Kinshasa se déroulent dans un espace urbain avec de nombreuses contraintes », a-t-il déclaré devant les députés provinciaux.
Le ministre a précisé que plusieurs opérations techniques doivent précéder l’aménagement des routes. Il s’agit notamment du déplacement des installations de la Société nationale d’électricité, des conduites de la Régie de distribution d’eau, ainsi que des équipements appartenant aux opérateurs de télécommunications.
Ces interventions techniques peuvent durer entre trois et six mois, ce qui impacte directement le calendrier initial des travaux routiers programmés par le gouvernement provincial.
Cette mise au point du ministre intervenait en réponse aux préoccupations soulevées par les députés provinciaux concernant les retards observés dans plusieurs chantiers d’infrastructures à travers la capitale congolaise.
Cécile Lowa
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