jeudi, mai 14, 2026

Assemblée nationale : les élus élèvent la procédure contre le DG de Trans Academia après une audition jugée insatisfaisante

La gestion de l’entreprise publique Trans Academia a fait l’objet d’un examen approfondi lors de la séance plénière tenue mercredi 13 mai à l’Assemblée nationale. À l’issue des échanges, les députés ont décidé de durcir la procédure parlementaire engagée contre son directeur général, dont les explications n’ont pas convaincu la représentation nationale.

Sous la conduite du président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, les députés ont auditionné le directeur général Georges Ongelo, invité à répondre à une question orale avec débat initiée par le député national André Mushongo Mashara.

L’initiative parlementaire portait essentiellement sur la situation sociale des travailleurs, marquée par des retards de rémunération, ainsi que sur les difficultés opérationnelles rencontrées par cette société publique chargée d’assurer le transport des étudiants.

Durant les discussions, plusieurs élus ont relevé une dégradation du service dans différentes provinces. Ils ont évoqué le manque de bus disponibles, l’irrégularité des rotations urbaines et l’organisation jugée problématique de certains véhicules de l’entreprise aux abords du Palais du Peuple.

Devant l’hémicycle, le directeur général a attribué ces dysfonctionnements à une insuffisance de moyens financiers, affirmant que les tensions salariales résultaient davantage de contraintes budgétaires que de choix de gestion. Il a également présenté les défis structurels auxquels l’entreprise reste confrontée depuis son déploiement.

Malgré ces éclaircissements, l’auteur de la question orale a estimé que les réponses apportées ne correspondaient pas aux préoccupations exprimées par les députés. Considérant les explications insuffisantes, il a sollicité la transformation de la procédure en interpellation, étape parlementaire permettant un contrôle plus approfondi de l’action du responsable public.

La plénière a accédé à cette demande, ouvrant ainsi une nouvelle phase du contrôle parlementaire. Le député initiateur a, dans la foulée, demandé que le directeur général tire les conséquences politiques de la situation dans un délai de 48 heures.

Rappelant les exigences procédurales prévues par le règlement intérieur, le président de l’Assemblée nationale a invité l’élu à formaliser son interpellation auprès du Bureau. Le rapporteur de la Chambre basse, Jacques Djoli, a ensuite relu les dispositions encadrant le traitement des questions orales avec débat afin de garantir le respect strict des règles parlementaires.

Par cette décision, l’Assemblée nationale renforce son rôle de contrôle sur les entreprises publiques, en exigeant davantage de reddition de comptes dans la gestion des services destinés aux citoyens.

Charite-Dadie Zamba

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