jeudi, mai 14, 2026

Kinshasa : le LGD accuse la Force du Progrès d’avoir attaqué son siège lors de la célébration de son 4ᵉ anniversaire

Une célébration politique a viré à la violence samedi 9 mai à Kinshasa. Le parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) affirme que son siège national, situé sur l’avenue Nguma dans la commune de Ngaliema, a été pris pour cible par des militants présentés comme appartenant à la Force du Progrès, mouvement associé à l’UDPS.

Selon le communiqué publié dimanche par cette formation de l’opposition, l’incident s’est produit vers 13 heures, alors qu’une messe d’action de grâce marquait le quatrième anniversaire du parti en présence de cadres, militants et invités.

Le LGD affirme que « les éléments de la Force du Progrès se sont introduits de force dans l’enceinte du siège du parti après avoir cassé la porte de la clôture, avant de s’en prendre violemment aux militants et sympathisants présents ».

Face à l’irruption des assaillants, les membres du parti disent avoir opposé une résistance, avant l’intervention des policiers chargés de la garde de l’Agence nationale de renseignements (ANR), installée à proximité du siège.

Le bilan provisoire communiqué par le parti fait état de plusieurs blessés, dont deux grièvement atteints. Le LGD signale également le vol de sept téléphones portables et de deux ordinateurs, ainsi que d’importants dégâts matériels. « La porte principale de la clôture a été complètement endommagée et plusieurs biens ont été cassés ou détruits », précise le document.

Dans sa déclaration, la formation politique condamne « un acte de violence politique, d’intimidation et de barbarie », estimant qu’il constitue « une grave atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution ».

Le parti appelle les autorités congolaises à ouvrir « une enquête sérieuse, indépendante et impartiale » afin d’identifier et de poursuivre les auteurs présumés de cette attaque.

Proche de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, aujourd’hui membre de la plateforme politique Sauvons le Congo, le LGD évoque un climat d’intolérance politique croissante. Absent du pays depuis plusieurs mois, l’ancien chef du gouvernement vit actuellement à l’étranger, ses proches parlant d’un « exil forcé ».

Aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée du côté de l’UDPS ou des autorités sécuritaires au moment de la publication.

Cécile Lowa

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