Après avoir abordé les enjeux sécuritaires et diplomatiques, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est exprimé sur une question hautement politique : l’avenir institutionnel et la succession à la tête de l’État.
Face à la presse, le Chef de l’État a insisté sur une nuance qu’il juge essentielle. Selon lui, le débat actuel ne concerne pas une révision constitutionnelle immédiate, mais une réflexion sur l’adéquation de la Constitution avec les ambitions nationales.
Il a alors posé une question centrale : le peuple congolais peut-il s’interdire d’examiner sa propre Constitution ?
Dans la foulée, Félix Tshisekedi a développé une réflexion sur la responsabilité du pouvoir. Il oppose l’homme politique, tourné vers les prochaines élections, à l’homme d’État, préoccupé par les générations futures.
Le Président affirme ainsi vouloir préparer le terrain pour son successeur et garantir la continuité républicaine. Il assure qu’il se mettra à la disposition de celui ou celle qui lui succédera, refusant toute logique de confrontation après son départ du pouvoir.
Cependant, c’est sa déclaration sur un éventuel troisième mandat qui retient particulièrement l’attention. Félix Tshisekedi affirme ne pas en être demandeur, tout en précisant qu’il accepterait si la volonté populaire l’exigeait.
Ces propos replacent désormais la question de la succession au cœur du débat politique congolais, alors que la majorité comme l’opposition interprètent déjà différemment la portée de cette déclaration présidentielle.
Charite-Dadie Zamba
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