jeudi, mai 28, 2026

8 mars en RDC : « La femme doit se lever pour sauver la nation », lance la pasteure Micheline Shabani lors d’un culte œcuménique à Kinshasa

Un moment de louange et d’adoration a ouvert le culte œcuménique organisé à Kinshasa à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars. Cette cérémonie spirituelle et symbolique a rendu hommage aux femmes et aux jeunes filles de l’est de la République démocratique du Congo, victimes d’un conflit armé qui dure depuis plus de trois décennies.

Pour l’édition 2026, la journée est placée sous le thème international « Droits, justice, actions pour toutes les femmes et les filles », tandis qu’au niveau national, la RDC a retenu « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles en RDC ».

Un appel spirituel à l’engagement des femmes

Dans son message, la pasteure Micheline Shabani a lancé un appel aux femmes congolaises à s’engager activement dans la transformation de la nation.

« J’ai posé la question à Dieu : que devons-nous dire ? Mais le Seigneur m’a donné un mot. Il a dit que nous, les femmes, devons nous préparer pour sauver le pays (…). La parole du Seigneur déclare : “Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.” La femme doit se lever partout. Abraham n’a pas utilisé un homme pour réussir, il a utilisé une femme (…). La femme doit agir pour élever la nation », a-t-elle déclaré.

À travers cette exhortation, l’oratrice a souligné la responsabilité spirituelle, sociale et nationale des femmes dans la reconstruction du pays.

Un hommage aux femmes victimes de la guerre dans l’Est

Au-delà de la dimension religieuse, ce culte œcuménique s’est également voulu un moment de solidarité envers les femmes affectées par la crise sécuritaire persistante dans l’est du pays.

Les organisateurs ont rappelé que des milliers de femmes et de jeunes filles continuent de subir les conséquences de la guerre, notamment les violences et les déplacements forcés.

Cette célébration du 8 mars s’est ainsi transformée en un espace de prière, de mémoire et d’engagement, invitant les femmes congolaises à jouer pleinement leur rôle dans la construction d’une société plus juste et plus pacifique.

Cecile Lowa

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