vendredi, mai 29, 2026

BRALIMA Bukavu : Modeste Bahati Lukwebo annonce une action en justice et dément toute implication dans le rachat de la brasserie

Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a réagi publiquement aux informations circulant autour du rachat de la brasserie BRALIMA de Bukavu. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Kinshasa, il a affirmé ne détenir aucune participation dans la société évoquée dans ce dossier.

Cette sortie médiatique intervient après l’annonce du groupe Heineken concernant le transfert de sa brasserie de Bukavu à une société basée à l’étranger. Dans le débat public, certains commentaires ont évoqué le nom de l’ancien président du Sénat parmi les personnes supposées liées à cette opération.

Bahati rejette toute implication

Face à ces informations, Modeste Bahati Lukwebo a pris la parole pour clarifier sa position et expliquer qu’il n’a aucun lien avec la structure citée dans cette affaire.

« Je dénonce un rapport erroné du Directeur Général de la BRALIMA Kinshasa, Monsieur Étienne Saada, adressé au Directeur de Cabinet du Chef de l’État faisant état de ma qualité d’actionnaire dans une société ayant racheté la succursale de la BRALIMA Bukavu. Cette information est fausse et infondée et j’ai décidé de saisir la justice pour rétablir mon honneur et ma réputation. Comment peut-on imaginer que moi qui suis victime des affres de l’agression à l’Est du pays où j’ai perdu plusieurs personnes proches et dont tout mon patrimoine est systématiquement ravi, occupé de force par l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda y compris ma propre résidence, mes hôtels, mes véhicules, mes immeubles et usines que je puisse composer avec mes bourreaux ? », a-t-il déclaré devant la presse.

Selon lui, ces informations portent atteinte à son image et ne reflètent pas sa situation réelle.

Une plainte annoncée devant la justice

Dans la foulée, le responsable politique a annoncé le dépôt d’une plainte devant la justice afin de faire examiner cette affaire par les juridictions compétentes.

Son équipe juridique évoque notamment des éléments susceptibles de porter atteinte à sa réputation.

« Qu’il ne fait l’ombre d’aucun doute que la société Heineken, propriétaire de la Bralima, a vendu la succursale de la Bralima Bukavu à une société montée de toutes pièces dans laquelle ils auraient inséré son nom en qualité d’actionnaire, cela à dessein de nuire à ses intérêts, alors qu’il n’est ni demandeur ni propriétaire des parts sociales dans ladite société », peut-on lire dans la plainte présentée devant la presse.

Contexte autour de la brasserie de Bukavu

Le groupe Heineken avait annoncé en novembre dernier le transfert de la brasserie BRALIMA de Bukavu pour un euro symbolique à la société Synergy Ventures Holdings Ltd.

Selon l’entreprise, cette décision s’explique notamment par la perte du contrôle opérationnel du site dans un contexte sécuritaire difficile dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le groupe indique également avoir continué à assurer la rémunération des employés depuis la suspension des activités en 2025, en attendant la finalisation du processus de transfert.

Heineken précise enfin qu’une option de rachat pourrait être envisagée dans un délai de trois ans si les conditions permettent une reprise durable des opérations.

Cecile Lowa

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