L’épidémie de choléra poursuit sa progression en République démocratique du Congo. Dans la province du Sud-Kivu, au moins 36 décès sont enregistrés depuis le début de l’année, soit un peu plus de 1 % des 2 670 cas recensés par la Division provinciale de la santé.
Face à la situation, le gouvernement central déploie une intervention d’urgence dans la ville d’Uvira, récemment repassée sous contrôle des autorités nationales. Le ministère de la Santé publique explique agir après les pillages survenus à la suite du retrait des rebelles de l’AFC/M23.
Selon le compte-rendu du Conseil des ministres du 13 février, « 61 cas suspects dont 9 confirmés ont été notifiés cette semaine à Uvira ». Le document précise aussi que « 40 tonnes de matériels, équipements, médicaments et intrants médicaux ont été mises à disposition des établissements de soins de santé ».
Tendance contrastée pour Mpox et choléra
Parallèlement, les autorités observent une légère baisse des cas suspects de Mpox. Le nombre hebdomadaire passe de 245 à 231, tandis que les dispositifs de riposte restent actifs.
Pour le choléra, la tendance diminue également sur la période examinée : les notifications chutent de 1 457 à 1 369 cas. À Kinshasa, 172 cas suspects et deux décès sont signalés. Trente-et-un patients restent actuellement pris en charge dans les centres de traitement.
Les zones les plus touchées
Au total, 19 zones de santé du Sud-Kivu rapportent au moins un cas. Les foyers majeurs se concentrent dans le sud de la province :
• Fizi : 1 101 cas, 2 décès
• Ruzizi : 421 cas, 3 décès
• Nundu : 390 cas, 10 décès
• Uvira : 157 cas, aucun décès
• Itombwe : 118 cas, 20 décès (létalité 16,9 %)
La Division provinciale de la santé appelle la population au respect strict des mesures d’hygiène afin de freiner la transmission.
Une crise sanitaire nationale persistante
La RDC fait face à une flambée majeure. Entre janvier et septembre 2025, plus de 58 000 cas suspects sont recensés. Au total, plus de 1 700 décès sont enregistrés dans 20 provinces sur 26, avec une létalité supérieure à 3 %.
Cette extension vers de nouvelles zones confirme l’ampleur de la crise sanitaire et la nécessité d’une riposte durable sur l’ensemble du territoire.
Rédaction
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