La jeunesse au cœur du combat pour la Patrie
D’abord, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a appelé les jeunes Congolais à s’approprier l’histoire nationale. Selon lui, aucune paix durable ne peut émerger sans cette conscience collective.
« Il ne peut y avoir de paix durable si les jeunes ne s’approprient pas l’histoire de notre pays, notre culture, notre narratif et surtout le combat quotidien en cours pour la défense de la Patrie », a-t-il déclaré.
Ensuite, il a insisté sur le rôle actif de la jeunesse face aux défis actuels. Pour Patrick Muyaya, être jeune aujourd’hui impose des responsabilités claires.
« Être jeune aujourd’hui signifie refuser la désinformation, défendre notre souveraineté et porter, partout, la voix d’un Congo debout et maître de son destin », a-t-il affirmé.

Un patriotisme au-dessus des clivages politiques
Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a rappelé que le patriotisme congolais dépasse les appartenances politiques. À ses yeux, défendre la Patrie reste un devoir commun.
« Être patriotiquement congolais signifie toujours défendre la Patrie, quel que soit son camp ou ses convictions politiques », a-t-il souligné.
Dans la même dynamique, il a mis en garde contre toute collaboration avec l’ennemi, qu’il juge destructrice pour la cohésion nationale.
« Ne jamais composer ni comploter avec l’ennemi pour tuer ses propres frères et accéder au pouvoir par la violence », a-t-il martelé.
Washington et Doha : clarification et pédagogie
Ensuite, dans un esprit de pédagogie, Patrick Muyaya a échangé avec les jeunes sur les processus de Washington et de Doha. Cette rencontre s’est tenue à l’initiative de la Dialogue Intergénérationnel Platform, en présence de Daniel Mukoko Samba.
« Aucun intérêt de notre pays n’a été bradé dans les accords de Washington », a-t-il assuré, balayant ainsi les rumeurs persistantes.
Revenant sur les discussions de Doha, le ministre a apporté des précisions factuelles sur l’état des négociations.
« Quand nous sommes allés à Doha, c’était pour clarifier les questions. Nous avons signé un accord-cadre qui fixe les principes. Sur huit questions, deux sont déjà réglées. Il en reste six, et nous y travaillons pour des solutions durables », a-t-il expliqué.
Une guerre nationale, pas une guerre de régime
Enfin, Patrick Muyaya a rejeté l’idée selon laquelle la guerre à l’Est serait liée à un régime politique. Selon lui, il s’agit d’un drame national qui concerne tous les Congolais.
« Cette guerre n’est pas celle du président Tshisekedi. Les soldats qui meurent sont nos frères et nos cousins. Les ressources engagées sont celles de l’État, pas d’un régime », a-t-il rappelé.
Il a également souligné que ces moyens auraient pu servir au développement, à la santé ou à l’éducation, si la paix était déjà une réalité.
Charite Dadie Zamba
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