Les Forces armées de la RDC rejettent l’annonce d’un retrait de l’AFC/M23 d’Uvira et de ses environs.
Elles affirment avoir appris cette information « par voie de presse ».
Selon l’armée congolaise, il s’agit d’un « prétendu retrait » qui ne correspond pas à la réalité du terrain.
Une annonce jugée trompeuse
D’abord, les FARDC estiment que cette communication constitue « un simple coup médiatique ».
Elles affirment qu’elle vise à « tromper l’opinion tant nationale qu’internationale ».
Ensuite, l’armée soutient que cette annonce cherche à « détourner la pression internationale qui s’accentue sur l’État agresseur ».
Elle évoque aussi une tentative d’« instrumentaliser la confiance des négociateurs américains et qataris ».
Pour les FARDC, ce retrait annoncé « ne correspond nullement à l’épreuve des réalités sur terrain ».
Une présence armée toujours visible à Uvira
Sur le terrain, l’armée congolaise affirme que les combattants de l’AFC/M23 restent déployés.
Elle évoque une « présence visible et continue des combattants et unités armées » dans plusieurs quartiers d’Uvira.
Selon le communiqué, ces éléments « occupent des positions stratégiques et contrôlent certains axes routiers ».
Par ailleurs, les FARDC signalent qu’« au centre d’Uvira, beaucoup de militaires rwandais sont présents et visibles ».
Certains seraient « habillés en tenue de la police rwandaise », tandis que d’autres circuleraient « en tenue civile ».
Barrières et contrôles toujours opérationnels
Ensuite, les FARDC constatent le maintien des dispositifs de contrôle.
Elles parlent de « barrières et postes de contrôle érigés par ces groupes armés toujours opérationnels ».
Selon l’armée, ces dispositifs « entravent la libre circulation des personnes et des biens » dans la ville et ses environs.
Des exactions signalées contre la population
Par ailleurs, les FARDC dénoncent des abus contre les civils.
Le communiqué mentionne des « intimidations, menaces, extorsions, exactions et arrestations arbitraires ».
Ces actes seraient « attestés par divers témoignages » recueillis sur le terrain.
L’armée signale également des « activités militaires nocturnes » dans plusieurs quartiers.
Elle évoque des « mouvements suspects et des patrouilles armées ».
Des combats récents au sud d’Uvira
Enfin, les FARDC confirment des affrontements récents.
Elles indiquent que « avant-hier, hier et même aujourd’hui, les combats ont eu lieu à Kasekezi ».
Cette localité se situe « à environ 35 kilomètres au sud d’Uvira, sur la route de Baraka ».
Appel à la vigilance nationale et internationale
En conclusion, les FARDC appellent à la prudence.
Elles exhortent la communauté internationale « à ne pas prêter foi aux déclarations des Rwandais et de leurs supplétifs de l’AFC/M23 ».
L’armée assure que « tout est mis en œuvre pour restaurer l’autorité de l’État et protéger les populations civiles ».
Elle invite enfin les habitants « à rester vigilants et à signaler tout mouvement suspect ».
Rédaction
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