La clôture des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), intervenue mercredi 10 décembre 2025 à Kananga, a été marquée par la présentation d’un rapport détaillé qui met en lumière l’ampleur du travail réalisé sur le terrain.
Selon ce document présenté par Dominique Kawele, chef de bureau à la Division du Genre, 92 000 personnes ont été sensibilisées en 16 jours à travers la province. Le rapport révèle une mobilisation exceptionnelle :
– 26 000 femmes,
– 23 000 hommes,
– 28 000 jeunes filles,
– 7 000 garçons.

Ces chiffres confirment, selon la Division du Genre, une implication croissante des communautés dans la prévention des violences, notamment celles ciblant les femmes et les filles dans les espaces numériques.
Au-delà de la sensibilisation, le rapport dévoile également une statistique préoccupante : 65 % des cas de VBG enregistrés au 3ᵉ trimestre 2025 sont des viols, d’après les données de l’UNFPA. Une proportion jugée alarmante par les acteurs présents.
Lors de la cérémonie tenue dans la salle du bâtiment administratif provincial, le vice-gouverneur Job Kuyidama Kandende a insisté sur la nécessité de transformer ces données en actions concrètes. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement provincial à renforcer les mécanismes de protection et à soutenir toutes les initiatives communautaires.
Pour sa part, Chantal Ndaye, cheffe de division du Genre, a encouragé la poursuite des efforts, notant que les résultats de cette campagne doivent servir de base pour orienter les prochaines interventions.
Soutenue par l’UNFPA, la campagne 2025 met en évidence l’urgence de lutter contre les violences sexistes dans un contexte où les chiffres restent élevés malgré les multiples actions menées.
Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga.
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