Les États-Unis invités à agir davantage
Dans son rapport de novembre 2025, le Baromètre des accords de paix en Afrique demande aux États-Unis d’intensifier leur pression sur la RDC et le Rwanda. En effet, l’objectif est de garantir le respect des délais fixés dans l’Accord de Washington, signé en juin dernier. Pourtant, même si Félix Tshisekedi et Paul Kagame doivent bientôt l’entériner, les progrès restent faibles sur le terrain.
Les recommandations adressées aux USA
Le rapport recommande plusieurs actions.
D’abord, les USA doivent pousser les deux pays à respecter le calendrier pour la neutralisation des FDLR. Ensuite, ils doivent demander au Rwanda de lever ses mesures défensives contre la RDC. De plus, ils doivent fournir un soutien technique et logistique au JOC et au JSCM. Enfin, ils doivent continuer à soutenir la médiation entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 pour faire avancer le processus de Doha.
Le rôle des mécanismes de suivi
Le JOC et le JSCM surveillent l’application de l’accord. De plus, ils suivent les violations et coordonnent les opérations. Les États-Unis et le Qatar y participent comme observateurs, ce qui renforce leur crédibilité.
Ce qui est demandé à la RDC
Le rapport demande plusieurs mesures au gouvernement congolais.
Tout d’abord, il doit accélérer les opérations contre les FDLR, en protégeant les civils. Ensuite, il doit rendre opérationnel le mécanisme de vérification du cessez-le-feu signé à Doha. De plus, il doit préparer un plan national de protection des civils, avec la MONUSCO.
Ce qui est demandé au Rwanda
Le Rwanda doit aussi agir.
D’une part, il doit commencer le désengagement et lever ses mesures défensives. D’autre part, il doit encourager l’AFC/M23 à mieux protéger les civils. En outre, il doit faciliter l’aide humanitaire, notamment grâce à la réouverture de l’aéroport de Goma.
Transparence attendue du JOC et du JSCM
Les deux structures doivent publier des rapports plus détaillés. En effet, cette transparence renforcerait la confiance du public et soutiendrait le processus.
Le rôle du Qatar et de l’Union africaine
Le Qatar doit continuer à rapprocher les processus de Doha et de Washington.
De son côté, l’Union africaine doit maintenir la cohérence entre les deux processus. Elle doit aussi préparer la réunion de janvier 2026 au Togo.
Les avancées diplomatiques actuelles
Malgré les difficultés sur le terrain, le processus piloté par les États-Unis avance selon le calendrier.
Les 19 et 20 novembre 2025, une réunion du MCCS a eu lieu à Washington. Les participants ont évalué l’application de l’accord signé le 27 juin 2025.
La RDC et le Rwanda ont accepté d’avancer dans le plan de neutralisation des FDLR et dans la levée des mesures défensives du Rwanda. De plus, ils ont salué les efforts liés à la démobilisation et au rapatriement des membres des FDLR.
Les prochaines étapes
La première phase progresse. Elle porte sur le partage des renseignements et la sensibilisation des FDLR.
Cependant, plusieurs défis demeurent, ce qui pousse les parties à discuter déjà de la deuxième phase.
Deux processus devenus essentiels
Après l’échec du processus de Luanda et la chute de Goma et Bukavu, les processus de Washington et de Doha sont désormais indispensables. Ensemble, ils cherchent à réduire les tensions entre la RDC, le Rwanda et les groupes armés comme le M23.
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