Un incendie d’une rare violence a coûté la vie à 14 personnes dans la nuit du dimanche 26 octobre 2025, dans le quartier Mosala, commune de Kadutu, à Bukavu (Sud-Kivu). Les victimes, issues de deux familles, ont péri calcinées dans leur sommeil.
Au petit matin, des volontaires de la Croix-Rouge, appuyés par des jeunes du quartier, ont extrait les corps des décombres. La scène a plongé la population dans une profonde émotion.
Le chef du quartier Mosala, Patrick Lubala, a indiqué que sept maisons ont été totalement réduites en cendres, tandis que quatre autres ont dû être détruites pour empêcher la propagation du feu.
« Nous évacuons les corps vers la morgue de l’hôpital provincial de Bukavu », a-t-il déclaré, visiblement bouleversé.
Plus de 400 sinistrés sans abri
Selon les premières estimations, plus de 400 personnes se retrouvent sans abri. Le bilan reste encore provisoire, les recherches se poursuivant parmi les décombres.
L’origine de l’incendie demeure inconnue, mais les autorités locales évoquent une électricité défaillante comme cause possible.
Une série noire d’incendies à Bukavu
Ce drame intervient une semaine seulement après un autre incendie meurtrier dans le quartier Nyalukemba, sur l’avenue Kayabu 2, où trois enfants d’une même famille avaient perdu la vie.
Les habitants dénoncent le manque d’équipements anti-incendie et la densité excessive des constructions, qui favorisent la propagation rapide des flammes.
Malgré les efforts courageux des jeunes du quartier, aucun camion de pompiers n’a pu intervenir à temps.
Colère et consternation dans la population
À Bukavu, la population exprime à la fois inquiétude et colère. Les incendies, devenus de plus en plus fréquents, exposent les failles d’un système urbain vulnérable, marqué par l’insécurité électrique, le désordre urbanistique et le manque de moyens publics.
Les autorités provinciales appellent à une enquête rapide pour déterminer les causes de la tragédie et prévenir de nouveaux drames.
Rédaction
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