Un incendie meurtrier a ravagé, dans la nuit de dimanche à lundi, une habitation de la commune de Nzinda, à Kikwit. Deux enfants d’une même famille ont perdu la vie dans les flammes, tandis que leur mère et un autre enfant ont été grièvement blessés.
Selon les témoignages recueillis sur place, le feu est parti du salon alors que les enfants, âgés de 7 et 5 ans, suivaient la télévision. Le court-circuit serait lié à une installation électrique alimentée par un groupe électrogène. Pris de court par la rapidité des flammes, les parents n’ont pas pu sauver leurs enfants. Les voisins, alertés par les cris, ont réussi à extraire les survivants de la maison déjà embrasée.
Les deux blessés reçoivent actuellement des soins intensifs dans une structure hospitalière de la ville. Quant aux corps des enfants, ils ont été inhumés quelques heures après le drame. D’après l’autorité communale, les victimes étaient méconnaissables tant elles ont été calcinées, seuls leurs visages restant identifiables.
Ce drame relance le débat sur la sécurité des branchements électriques à Kikwit. Dans plusieurs quartiers, les ménages dépendent de groupes électrogènes privés pour s’alimenter en électricité. Ces opérateurs locaux proposent un système d’abonnement quotidien avoisinant 2 000 francs congolais. Une solution coûteuse et risquée, qui multiplie les incidents liés aux installations précaires.
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