Les prisons du Haut-Katanga traversent une crise inquiétante. Depuis le début de l’année, elles n’ont reçu aucune subvention de l’État. Les directeurs des établissements pénitentiaires ont dénoncé cette situation dimanche 14 septembre, lors d’une réunion avec le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, à Lubumbashi.
Au cours des échanges, les responsables des maisons carcérales ont tiré la sonnette d’alarme. Ils ont souligné le manque de moyens financiers, l’insécurité des détenus malades transférés dans les hôpitaux et l’absence d’accompagnement policier.
Selon eux, certains agents de la police nationale refusent d’assurer la garde des prisonniers hospitalisés, ce qui accroît les risques d’évasion.
Face à ces préoccupations, Guillaume Ngefa a promis des mesures. « J’ai reçu tous les directeurs de prisons du Haut-Katanga pour écouter les défis liés à la gestion et à la surpopulation. Nous avons aussi parlé du désengorgement », a-t-il déclaré.
Le ministre d’État a insisté sur une gestion éthique des fonds publics et annoncé qu’il abordera la question sécuritaire avec le vice-Premier ministre de l’Intérieur.
La surpopulation carcérale reste un problème majeur dans la province. Les directeurs espèrent des solutions rapides pour éviter de nouvelles tensions dans les établissements pénitentiaires. Pour eux, la régularisation des subventions et l’amélioration de la sécurité sont des conditions essentielles pour redresser la situation.
Cecile Lowa
