jeudi, mai 14, 2026

Ituri : un député national dénonce des menaces graves d’un officier des FARDC

À Bunia, la tension monte après que l’honorable Iracan Unen Gratien de Saint-Nicolas, député national élu de la ville, a reçu pour la deuxième fois des menaces publiques d’un officier subalterne des FARDC. Le député, qui défend régulièrement la population face aux massacres et persécutions dans l’Est, alerte sur des dérives individuelles mettant en cause la neutralité constitutionnelle des forces armées.

Des menaces et accusations publiques


Selon le courrier officiel adressé au Vice-Premier ministre de la Défense, le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi s’est attribué le droit de répondre publiquement à une correspondance envoyée au gouvernement, tout en s’arrogeant une autorité judiciaire inexistante. Le député dénonce plusieurs faits graves :
• Menaces directes : « ce monsieur doit être arrêté, poursuivi et privé de ses immunités », a affirmé l’officier.
• Diffamation : Iracan est accusé de « complicité avec la milice CRP de Thomas Lubanga » sans aucune preuve.
• Accusations de rébellion et communautarisme, manipulation politique et usurpation d’autorité judiciaire.

Une atteinte à la séparation des pouvoirs

Le député souligne que ces actes constituent une violation du principe de séparation des pouvoirs, une instrumentalisation politique de l’armée et un risque pour sa sécurité personnelle et celle de sa famille.

Il rappelle que « les FARDC sont apolitiques, neutres et soumises à l’autorité civile » et que la répétition de ces faits sans sanction crée un dangereux précédent pour tout élu de l’opposition.

Appel à des sanctions immédiates

Face à ces dérives, l’honorable Iracan appelle le Vice-Premier ministre à :
• Ouvrir immédiatement un dossier disciplinaire contre l’officier pour récidive et usurpation d’autorité.
• Prendre des sanctions conservatoires pour prévenir toute nouvelle dérive.
• Clarifier publiquement la position du ministère afin de préserver la neutralité des FARDC et la crédibilité de l’État de droit.

Le député précise que sa démarche vise l’individu et non l’institution militaire, afin de protéger l’armée nationale tout en dénonçant les abus qui ternissent la discipline et la réputation de la République.

Rédaction

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