Fortunat Biselele, l’ancien conseiller privé de Félix Tshisekedi, est désormais persona non grata au palais présidentiel. La Coordination de la Sécurité Interne a interdit son accès, ainsi qu’à ses proches, aux sites présidentiels. Cette décision spectaculaire frappe un collaborateur longtemps considéré comme l’ombre du chef de l’État.
Au-delà de la sanction, cette mesure soulève des questions sur les tensions internes au sein du cercle présidentiel. Si les motifs officiels restent flous, certains observateurs évoquent des divergences stratégiques ou des luttes d’influence. Cette disgrâce met en lumière la fragilité des alliances politiques et la rapidité avec laquelle un conseiller peut tomber en disgrâce, même au plus haut niveau du pouvoir.
Enfin, cette affaire illustre la manière dont la présidence gère la sécurité et la discipline autour du chef de l’État. Elle rappelle aux acteurs politiques que l’accès au palais n’est jamais acquis et que la confiance présidentielle reste conditionnelle. Reste à savoir désormais qui pourrait être le prochain à perdre la faveur présidentielle et quelles conséquences cette purge aura sur la scène politique en RDC.
Charité-Dadie Zamba
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