jeudi, mai 14, 2026

Forum FONAREV: Tshisekedi engage la justice réparatrice pour les femmes et les enfants victimes

« Réparer n’est pas un choix, c’est une nécessité ». Ces mots, prononcés mardi 1er juillet au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC) à Kinshasa, ont donné le ton d’un Forum national sur le droit à la réparation. Pendant quatre jours, le Président Félix Tshisekedi réunit des victimes, des responsables publics et des acteurs de la société civile pour affronter, avec courage, les blessures de l’histoire congolaise.

Aux côtés de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, le Chef de l’État a ouvert les travaux du Forum sur le droit à la réparation, organisé par le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV). Ces assises rassemblent survivantes, experts et responsables publics autour d’un même l’objectif  est de replacer la dignité des victimes au cœur de la reconstruction nationale.

« Ce n’est pas un rendez-vous ordinaire. Il traduit l’engagement résolu d’une Nation qui choisit de placer la dignité des victimes au cœur de sa quête de justice et de réconciliation », a-t-il affirmé.

Félix Tshisekedi a évoqué les souffrances endurées par des milliers de femmes, d’enfants et de communautés entières, notamment dans l’Est de la RDC. « La République démocratique du Congo ne pourra se reconstruire sur des blessures ignorées. La réparation n’est ni une faveur ni un acte d’assistance , elle est un devoir de justice », a-t-il insisté.

Justice et mémoire au cœur de la reconstruction

Ensuite, le Chef de l’État a profité de ce moment pour réitérer sa volonté de créer un environnement meilleur pour toutes les victimes. Au lendemain de la signature de l’Accord de paix de Washington, il a martelé l’importance de la justice et de la réparation. « Nous leur devons la vérité, la justice, la réparation. Et surtout, nous leur devons un avenir où plus jamais ces atrocités ne se reproduiront », a-t-il déclaré devant l’assistance.

Par ailleurs, ces propos ont particulièrement touché les représentantes des associations de survivantes, venues porter la voix des femmes et des enfants meurtris par les violences. Pour elles, ce Forum incarne un pas décisif vers la reconnaissance de leurs souffrances et la reconstruction des vies brisées.

De son côté, le Directeur général du FONAREV, Patrick Fata, a précisé que ces travaux visent à finaliser la stratégie nationale et à lancer les premiers programmes de réparation. « Réparer ne se résume pas à indemniser. C’est reconnaître, reconstruire des vies et des liens sociaux », a-t-il expliqué avec conviction.

De plus, la ministre des Droits humains, Chambu Mwavita, a souligné que la réparation doit devenir une priorité nationale. « Elle n’est pas un luxe. Elle est un droit, une exigence de justice et le fondement d’une paix durable », a-t-elle affirmé devant les participants.

Enfin, le Président Tshisekedi a conclu son intervention en appelant toutes les institutions à ne pas trahir l’espérance des victimes. « C’est aussi avec elles, sans exclusion aucune, que le cœur du Grand Congo doit battre avec courage », a-t-il lancé en réaffirmant son engagement.

Rédaction

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