jeudi, mai 14, 2026

Nord-Kivu : Des écoles rouvertes dans l’urgence pour sauver une année scolaire sacrifiée par la guerre

Après des mois de fuite et d’angoisse, les habitants de Banankoyo et Banamuruhya, deux localités du groupement Kisimba (territoire de Walikale), commencent à regagner leurs villages. Un retour timide, mais chargé d’espoir.

Ce sont surtout les enfants que l’on veut remettre debout. Depuis le 20 juin, plusieurs écoles primaires et secondaires ont rouvert leurs portes. La priorité est de sauver ce qui peut encore être de l’année scolaire. Parents, élèves et enseignants se mobilisent, malgré la fatigue et le dénuement.

Pendant plus de trois mois, tout était à l’arrêt. Les classes étaient vides, les tableaux noirs abandonnés. La guerre de l’AFC/M23 avait chassé tout le monde familles, enseignants, même les finalistes, dont certains n’ont pas pu présenter le préliminaire de l’examen d’État.

Aujourd’hui, les écoles reprennent dans une zone toujours sous occupation des Wazalendo. L’accalmie est réelle, mais fragile. Ce redémarrage scolaire est un acte de résilience, mais aussi un cri silencieux vers les autorités.

Les chefs coutumiers saluent l’effort collectif, mais interpellent sans sécurité durable, les enfants resteront les premières victimes. Ils appellent les forces de défense à maintenir leurs positions, pour garantir la continuité de l’enseignement.

Ce qui se joue ici dépasse la simple rentrée scolaire. C’est une bataille pour l’avenir d’une génération. Et dans cette lutte, la présence du ministère de l’EPST est attendue comme un signal fort celui d’un État qui accompagne, même dans la douleur, ceux qui croient encore en l’école.

Rédaction

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